La solitude et le sentiment de n'être pas désiré sont les plus grandes pauvretés.
Si on ne change pas, on ne grandit pas. Si on ne grandit pas, on ne vit pas vraiment. Grandir exige un abandon provisoire de tout sentiment de sécurité.
On ne peut être heureux si l'on ne désire rien.
Pitié. Ce sentiment qui n'a rien à voir avec l'amour. Il en est plutôt le contraire et il détruit tout autant celui qui le ressent que celui qui l'inspire.
Nul amour n'aura chanté,Sans mourir de son murmure,Qu'on n'est plus d'avoir été,Le frisson de ce qui dure.
Quand ce peuple pourra penser et rêver on lui donnera l'art qui fait penser et rêver.
Il n'y a pas de joie sans consentement. Accepte-toi !
Qu'on ne prétende jamais, auprès d'un aîné, que c'est "pour lui" (ou elle) que les parents en mettent un autre au monde. Combien d'enfants sont ainsi sauvagement rendus responsables d'un indésirable frère ou soeur qu'ils avaient soi-disant réclamé, alors qu'ils avaient besoin d'un camarade de jeu de leur âge.
Un révolutionnaire est celui qui désire mettre au rancart l'ordre social existant, afin d'en essayer un autre.
Lorsqu'on a vécu un grand amour on a l'impression au moindre recul que tout est fini.
Le retraité est, comme le bouilleur de cru, un personnage éminemment français.
L'espérance d'une joie est presque égale à la joie.
Ceux qui méritent ni notre amour ni notre haine ne font plus partie du monde.
C'est un sentiment qui m'est commun avec tous les mortels : je ne rougis pas d'avouer que ma personne m'est très chère.
Ce que je puis dire, c'est ceci : Je ne connais aucun livre qui fasse plus penser, qui jette sur l'homme et la société des aperçus plus neufs et plus féconds, qui produise au même degré le sentiment de l'évidence.
Mais écrire n'est pas avoir, ce n'est pas être,Car le tressaillement de la joie n'y estQu'une ombre, serait-elle la plus claire,Dans des mots qui encore se souviennent.
Ceux qui recherchent la joie récoltent la douleur.
Si le monde tolère un malheur, n'est-ce pas pour le façonner à son usage, en tirer profit, le bâter, lui mettre un mors, une housse, le monter, en faire une joie ?
Non, en amour, rien n'est jamais acquis. Il faut aussi accepter de traverser les enfers, car dans tout amour existe une part d'enfer.
Il me fallut quitter cette joie tranquille [de la campagne] et revenir, poussé par cette superstition des villes qui fait que tant d'hommes aiment encore mieux y être broyés que de ne pas faire partie de ce « mouvement » dont ils sont d'ailleurs les douloureux et inconscients rouages.
L'amitié est un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible.
La vieillesse bien comprise est l'âge de l'espérance.
Mieux vaut se mettre sérieusement à quelque chose de médiocre que de rêver éternellement à la perfection.
Il y a, dans le sentiment même des regrets, quelque chose de doux et d'harmonieux qu'il faut tâcher de faire connaître à ceux qui n'ont encore éprouvé que les amertumes.
L'amour est un sentiment tarabiscoté dont nous ne connaissons pas les ressorts.
Les gens heureux en amour ont l'air profondément attentifs.
Vous savez ça me donne un tel sentiment de mélancolie de regarder des photos que j'évite de le faire.
N'acceptez rien comme amour qui manque de vérité.
Quand je vis l'air clair et pur, de joie je fus tout assuré. Et je vis amassés sur le pin des milliers d'oiseaux. Le croit qui veut : il n'y avait branche ni feuille qui n'en fût couverte. C'était bien l'arbre le plus beau !
La comédie, c'est le sentiment d'être dedans et dehors ; c'est notre fascination pour la mécanique mystérieuse de la scène, bien réelle devant nous, mais aussi fictive ; très intense mais aussi destinée à s'évanouir après la représentation.
L'amour que l'on peut mesurer est un amour bien pauvre.