On mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de supporter.
La conscience n'est jamais assurée de surmonter l'ambiguïté et l'incertitude.
Ce n'est pas la conscience des hommes qui déterminent leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience.
Il faut de la mesure en toutes choses.
Il y a une mesure pour tout : dès qu'on en sort, on la dépasse.
La valeur d'une civilisation se mesure à ce qu'elle sait non créer, mais entretenir.
C'est en général à la longueur d'une entrevue qu'on en mesure l'importance.
Cet âge où l'on quitte l'enfance et où l'on se mesure au monde est l'un des moments les plus extraordinaires de la vie. Le second, c'est quand on a des enfants soi-même. Après, tout le reste, ce sont des souvenirs.
La valeur d'une éducation universitaire n'est pas l'apprentissage de nombreux faits, mais l'entraînement de l'esprit à penser.
L'intellectuel est un objecteur de conscience et il est naturel qu'il ait une objection de conscience face au pouvoir qu'il a lui-même réclamé.
La maturité, c'est avoir le courage d'utiliser sa propre intelligence !
Le soleil lui-même est faible lorsqu'il se lève pour la première fois, et rassemble force et courage au fur et à mesure que la journée avance.
Barbare ou civilisé, l'homme n'a jamais su ni façonner le monde à la mesure de son coeur, ni façonner ce coeur à la mesure de ses désirs.
Une fille ne met jamais trop de rouge à lèvres. Pour la bonne raison qu'elle ne sait pas quelle quantité elle va en perdre dans le taxi qui la ramène chez elle.
A mesure que nous vieillissons, ce sont nos maux qui rajeunissent.
On est accessible à la flatterie dans la mesure où soi-même on se flatte.
A mesure que l'objet de nos souhaits approche, la volupté qu'on avait entrevue dans leur accomplissement diminue.
Passé un certain âge, la mort de nos proches est la seule manière dont nous prenons agréablement conscience de notre existence.
Le succès ne se mesure pas à la quantité d'argent que vous gagnez mais à l'impact que vous avez sur la vie des gens.
Folie toute l'intelligence sans la conscience profonde de la mort et de l'impertinence.
A mesure que j'avançais en âge, mon « hugolâtrie » grandissait, et chaque nouvelle oeuvre du poète, attendue avec impatience, était dévorée dès son apparition. Si j'entendais autour de moi grincer d'irritantes critiques, je me réconfortais en causant avec Berlioz, qui voulait bien m'honorer de son amitié et dont l'admiration pour Hugo égalait la mienne.
Il n'y a que trois événements dans la vie d'un homme ; naissance, vie et mort; il n'a pas conscience d'être né, il meurt dans la douleur et il oublie de vivre.
Le coeur est humain dans la mesure où il se révolte.
Le consumérisme est l'addiction aux produits inutiles, à valeur illusoire ou imaginaire, parfois toxiques.
Une forte quantité d'opinions est fondée sur le principe que nous ne sommes rien. Les meilleurs ajoutent que nous sommes pourtant susceptibles d'une certaine espèce de valeur absolue - en nous reconnaissant pour rien, et en croyant à l'amour de Dieu.
La vie, quelle que soit la valeur de ses manifestations, supplante à la longue les souvenirs.
Notre conscience est un juge infaillible quand nous ne l'avons pas encore assassinée.
Dieu mesure le froid à la brebis tondue.
Les gestes symboliques, ça donne bonne conscience mais ça n'est nourrissant pour personne.
La valeur d'une idée dépend de son utilisation.
Amertume de constater que le temps, naguère infini comme l'espoir, est une marchandise qu'on mesure en travail donné, en argent reçu, que la vie même n'est pas une matière, mais un maître !