L'exclusive fatalité, l'unique tare qui puissent affliger un groupe humain et l'empêcher de réaliser pleinement sa nature, c'est d'être seul.
Le plus délicat du monde, c'est la pure terre vierge ;On dit que d'elle naît l'Enfant des sages.
Nous voyons les mêmes étoiles que les morts et l'odeur qui monte de la terre est le fantôme de toutes ses fleurs.
Parmi les choses répandues au hasard, le plus beau : le cosmos. L'harmonie invisible plus belle que la visible. Nature aime se cacher.
La terre n'appartient à personne : elle se donne à tous ceux qui sont assez grands pour l'étreindre.
Tous les cultes ou systèmes religieux de la terre sont fondés sur un Dieu qui s'irrite et qui s'apaise.
Pour le sage, toute la terre est accessible; l'univers entier est la patrie d'une âme honnête.
Tous les peuples de la terre ont une religion, lien subtil que leurs chefs ont tissé pour les enchaîner.
L'être humain trouve parfois une sorte de plaisir à nourrir des émotions douloureuses, à se culpabiliser sans raison ou même contre la raison.
La nature paraît se servir des hommes pour ses desseins, sans se soucier des instruments qu'elle emploie ; à peu près comme les tyrans qui se défont de ceux dont ils se sont servis.
Seule la nature est belle car elle n'y est pour rien.
Tout événement ressemble essentiellement à la nature de l'homme qui le subit.
Nous n'avons pas à rougir de nos larmes, elles sont une pluie sur la poussière de la terre qui recouvre nos coeurs endurcis.
Rien ne profitera à la santé humaine et augmentera les chances de survie de la vie sur Terre autant que l'évolution vers un régime végétarien.
C'est le naturel du coeur humain de redoubler ses efforts pour retenir le bien qu'on lui ôte.
Tes yeux ne me voyaient point ;Ils étaient enfuis loin, loinDe la terre ;Et je sentais, malgré toi,Que tu marchais près de moi,Solitaire.
Telle est la nature imparfaite de l'homme ! de telles taches sont là sur le disque de la planète la plus claire ; et des yeux comme ceux de Miss Scatcherd ne peuvent voir que ces minuscules défauts et sont aveugles à la pleine luminosité de l'orbe.
La nature s'imite. Une graine jetée en bonne terre produit. Un principe jeté dans un bon esprit produit.
Si les impuissants savaient combien la nature fut maternelle pour eux, ils béniraient le sommeil des glandes et le vanteraient aux coins des rues.
Le meilleur médecin est la nature : elle guérit les trois quarts des maladies et ne dit jamais de mal de ses confrères.
L'incohérence n'existe pas, le désordre n'est qu'un ordre différent.
Compréhensif et magnanime, tel est le caractère officiel de la plus grande loque de père que la terre ait portée, de ce pater familias incarné dans sa peau de bique pelée et grelottant à l'idée que Folcoche pourrait surprendre notre tête-à-tête.
La poésie a été inventée pour donner un visage honorable à la mort.
La vie sur la terre est une situation de contrainte et de rationnement.
Je vis partout le développement de son grand principe que la nature a fait l'homme heureux et bon, mais que la société le déprave et le rend misérable.
La poésie est la tendresse espiègle des jeux de mots.
La contemplation rend souvent la vie misérable. Nous devrions agir plus, penser moins et cesser de nous regarder vivre.
Se reconnaître dans une race est le seul moyen de conjurer l'échéance mortelle dont chaque instant nous rapproche.
La seule chose qui peut empêcher que les humains ne s'entretuent, c'est de les tenir. Il faut un chef. C'est ce que réclame le peuple. Le chef est celui qui dit : lui, on le tue ; lui, on le récompense. Et alors tout le monde est content.
L'automne raconte à la terre les feuilles qu'elle a prêtées à l'été.
Le poète épouse la nature, et la nature lui offre ses fruits, qu'il met en mots.