Le poëte a charge d'âmes.
La réelle tragédie du pauvre, c'est qu'il ne peut se permettre rien d'autre que l'abnégation.
Un écrivain, un poète en particulier, est quelqu'un qui travaille toute sa vie à faire de soi un être sans défense.
Nous conjecturons que les âmes des autres hommes sont de même espèce que la nôtre. Ce que nous sentons en nous-mêmes, nous prétendons qu'ils le sentent.
Le malheur fait dans certaines âmes un vaste désert où retentit la voix de Dieu.
Toutes nos âmes sont écrites dans nos yeux.
La science est indéfinissable. La vérité est inaccessible. Mais elles partagent, au moins, cette capacité à générer cet état d'être si essentiel et élégant que le poète Fernando Pessoa nomme l'« intranquilité ».
Si l'athée est un esprit faible et pardonnable, le philosophe religieux est un déicide politique, qui usurpe sciemment les fonctions de l'Être suprême.
Le poète a reçu de la nature la qualité qui distingue l'homme de génie : l'imagination.
Une âme contemplative est à charge à tous les désoeuvrés remuants qui couvrent la terre : l'imagination et le recueillement sont deux maladies dont personne n'a pitié.
La superstition est la religion des âmes faibles.
Je suis obéissant ; ce qu'un poète invente,Ne vaut pas une rose emportée par les flots.Roses, roses sans nom, vous êtes plus vivantesQue votre nom qui ne sera jamais éclos.
S'il fallait se fier à ses poèmes pour savoir ce qu'un poète pense, on se ferait de drôles d'illusions.
Une oeuvre littéraire doit être concise. Les mots inutiles sont des moments perdus.
La tragédie de la vie est que nous vieillissons trop tôt et que nous devenons sages trop tard.
Un poète est un rossignol qui, assis dans l'obscurité, chante pour égayer de doux sons sa propre solitude.
L'inertie seule est menaçante. Poète est celui-là qui rompt pour nous l'accoutumance.
Ce que nous demandons au cinéma, c'est l'impossible, c'est l'inattendu, le rêve, la surprise, le lyrisme qui effacent les bassesses dans les âmes et les précipitent enthousiastes aux barricades et dans les aventures.
Quand le philosophe digne de ce nom travaille, le prêtre recule.
Toutes les tragédies que l'on peut imaginer reviennent à une seule et unique tragédie : l'écoulement du temps.
Le poète n'est pas un jeteur de sorts, c'est une fée qui veut que son Pinocchio devienne chair. Mais en attendant c'est la fée qui meurt, qui trouve une tombe dans un mauvais cimetière, qui respire l'air de la terre [...] â–º Lire la suite
Le poète est en face du langage comme le peintre est en face de l'objet. Le langage devient sa matière première.
Le théâtre n'est pas chargé de représenter la psychologie, mais les passions, c'est tout autre chose.
A la toute première ligne, Sade explique que, quelque dégoût et quelque horreur qu'il éprouve à l'égard de tout ce qu'il va raconter, l'homme de lettres doit être assez philosophe pour dire la vérité.
L'homme parfait et supérieur ne connaît que la justice, les petites âmes ne connaissent que le gain.
Dans le passé nous nous sommes créés à travers la comédie de la tragédie humaine, maintenant il se peut que nous nous anéantissions dans la tragédie de la comédie humaine.
Je crois que les âmes des enfants sont les héritières d'une mémoire historique universelle venue des générations précédentes.
Il n'y a pas de charge plus légère, ni plus agréable qu'une plume.
N'est-ce pas toujours ainsi que cela commence ? D'abord l'envie, puis le besoin d'écrire et, finalement, l'oeuvre littéraire qui apparaît à mesure qu'on se raconte.
Le plaisir de la méchanceté échappe aux âmes simples.
La vie réserve ses richesses aux âmes dignes d'elle.