L'imagination a ses limites, c'est la réalité qui est inépuisable : on n'en a jamais fini avec un souvenir.
Il n'existe pas de limites à ce que vous pouvez accomplir, exceptées les limites de votre propre esprit.
On ne manque pas de sociologues à faible quotient intellectuel aujourd'hui. Pourquoi j'en ajouterais, avec mon intelligence supérieure ?
Toute destinée, si longue et si compliquée soit-elle, compte en réalité un seul moment : celui où l'homme sait une fois pour toutes qui il est.
Le cinéma a trois fonctions vitales. Primo : divertir, et c'est une noble entreprise. Secundo : faire réfléchir grâce à une fiction qui ne privilégie pas seulement le divertissement. Tertio : être un miroir de l'existence.
L'amour, même en ses plus humbles commencements, est un exemple frappant du peu qu'est la réalité pour nous.
On peut discuter des limites du beau, mais le chant du rossignol s'imite très bien au moyen d'un bouchon frotté contre un verre.
La provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds.
L'amour est une flamme qui dure ou qui ne dure pas, peu importe, car toute sa réalité est dans son présent, mais c'est une flamme qui se consume. Elle éclaire le monde d'une lumière étrange et magique qui change les reliefs et métamorphose les perspectives. Sa vérité se suffit à elle-même.
Ce qui doit primer dans un personnage, c'est son essence et non pas la nationalité de l'acteur qui l'interprète.
La non-violence est infiniment supérieure à la violence, le pardon est plus viril que le châtiment. Le pardon est la parure du soldat.
Le voyage est une espèce de porte par où l'on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.
Mais d'autant plus méchant et plus sauvage devient par male graine et mal bêcher terrain nouveau, quand plus a de vigueur.
Le lien avec autrui ne se noue que comme responsabilité, que celle-ci, d'ailleurs, soit acceptée ou refusée, que l'on sache ou non comment l'assumer, que l'on puisse ou non faire quelque chose de concret pour autrui.
Je crois qu'il n'y a pas un seul sujet qui soit en dehors des limites pour un metteur en scène.
Une oeuvre littéraire peut agir sur la réalité même qui lui a donné naissance.
La fiction sert pour livrer la vérité, pour délivrer une forme de réalité.
Le passé, c'est la seule réalité humaine. Tout ce qui est, est passé.
Quand on ne sait plus où sont les limites, on peut compter sur ceux qui nous aiment pour nous retenir et nous ramener à l'essentiel. Mais quand les limites sont clairement définies et que malgré tout on les franchit, on prend le risque de ne pas pouvoir faire marche arrière.
Les gens ont peur d'eux-mêmes, de leur propre réalité ; par dessus tout de leurs sentiments.
Il y a deux choses qui sont sans limites : la féminité et les moyens d'en abuser.
La télévision présente au spectateur une image de remplacement. Certains Américains reçoivent jusqu'à trente ou quarante chaînes. La réalité leur parvient à travers l'écran, et cette réalité-là tend à devenir parfois plus réelle que leur propre vie.
Le double comme la morale sont deux façons de nier la réalité ou de nier le tragique. Ce sont deux aspects d'un même problème. Le double, c'est l'illusion. A chaque fois que la réalité est indésirable, l'homme a une imagination [...] â–º Lire la suite
Le faux dogme de l'égalité, flatteur aux faibles, aboutit en réalité à la licence infinie des puissants.
Des fois que le rêve et le besoin de rêver se confondent, que vient y faire la réalité ?
Le Royaume est à la fois l'arbre et la graine, ce qui doit advenir et ce qui est déjà là. Ce n'est pas un au-delà, plutôt une dimension de la réalité qui le plus souvent nous demeure invisible.
Actuellement, ce qu'on appelle croissance, c'est essentiellement de détruire un espace gorgé de vie et de le remplacer par un parking de supermarché.
Le roman n'est pas posé sur la réalité comme le couvercle sur une boîte. Il est une autre réalité qui gravite autour de la première et qui l'éclaire.
La réalité de nos itinéraires est rarement rectiligne.
Il n'y a rien de mieux qu'un roman, pour faire comprendre que la réalité est mal faite, qu'elle n'est pas suffisante pour satisfaire les désirs, les appétits, les rêves humains.
La réalité ne peut être passée sous silence, sauf moyennant un prix à payer ; et plus on persiste à la passer sous silence, plus le prix à payer devient élevé et terrible.