La pensée du profit obscurcit nos émotions.
Nous vivons dans une interminable succession d'absurdités imposées par la logique myope de la pensée à court terme.
C'est une chose étrange à quel point la sécurité de la conscience donne la sécurité du reste.
La question de savoir si la vérité objective revient à la pensée humaine n'est pas une question théorique, mais une question pratique. Dans la pratique, l'homme doit démontrer la vérité, c'est à dire la réalité et la puissance, la matérialité [...] â–º Lire la suite
Choix et conscience sont une seule et même chose.
Une conscience trop fine est plutôt un mal qu'un bien et nuit à la santé de l'âme.
Le véritable leadership vient du coup de coude silencieux d'une voix intérieure. Cela vient de la prise de conscience que le moment est venu de passer de l'attente à l'action.
La joie qui a besoin d'une cause, ce n'est pas de la joie, mais du plaisir.
Nous sommes formés et modelés par nos pensées. Ceux dont l'esprit est façonné par des pensées désintéressées donnent de la joie lorsqu'ils parlent ou agissent. La joie les suit comme une ombre qui ne les quitte jamais.
Toute pensée qui pénètre en profondeur s'achève en un mysticisme moral.
On est sensible aux mots qui veulent dire quelque chose, on dirait à les entendre qu'ils nous font vivre d'avance la joie qu'ils promettent.
Le roman est un support inégalé pour représenter la conscience subjective, mais il ne rend pas correctement compte de l'expérience d'écouter de la musique.
La préparation de mets délicieux est vraiment une forme d'art, une joie de notre civilisation.
Il y a un sommet où la douleur vole de ses propres ailes, ainsi il y a une certaine intensité de la pensée où les mots n'ont plus part. Les mots conviennent à une certaine précision de la pensée, comme les larmes à un certain degré de la douleur.
L'amour sans respect n'est pas l'amour. En prendre conscience et le fuir ne constitue ni un échec, ni même une défaite, mais une grande très grande victoire.
Vivre, c'est avoir la conscience d'être.
J'ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente : si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors elle sort tout entière.
Le silence dort depuis des siècles et la parole en a profité pour faire de l'argent.
Si vous voulez être libre de vos émotions il faut avoir la connaissance réelle, immédiate de vos émotions.
Mais voici le plus atroce : l'art de la vie consiste à cacher aux personnes les plus chères la joie que l'on a à être avec elles, sinon on les perd.
La souffrance enlaidit les êtres. Elle durcit les traits, fige le sourire, donne des rides et un teint gris. Le visage des gens qui souffrent fait mal voir.
Tout est utile, c'est étrange. La peine ne se perd pas. Elle sert à la joie des autres.
Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction.
On ne guérit jamais de son enfance. On peut l'analyser, prendre un peu de distance, pardonner. Les émotions demeurent. Enfouies, mais entières.
La conscience est la lumière de l'intelligence pour distinguer le bien du mal.
Ce n'est pas la conscience des hommes qui déterminent leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience.
L'écriture est une parole maquillée par le dessin de la réflexion.
Le silence renferme toutes les vérités ; la parole porte tous les mensonges.
Tout penseur qui voudra devenir orateur, tout homme d'esprit et de coeur qui voudra se faire éloquent et être éloquent, remuer les masses, dominer les assemblées, avec sa parole, n'aura qu'à passer de la région des idées dans le domaine des lieux communs.
Ta parole est ton lien, tu fais ce que tu dis que tu vas faire.
Le sourire confie au rire la joie dont il ne veut plus.