La morale est la seule science de l'homme livré à la providence de l'homme.
Une femme ne peut jamais oublier l'homme qui l'a faite femme, que cet homme devienne son mari ou qu'il reste son amant.
Si chacun des groupes ethniques, religieux ou linguistiques prétendait au statut d'Etat, la fragmentation n'aurait plus de limite et la paix, la sécurité et le progrès économique pour tous deviendrait toujours plus difficile à assurer.
La méchanceté est l'esprit de la critique, et la critique est à l'origine du progrès et des lumières de la civilisation.
Discours sur la vertu et ils passent en masse. Sifflez et dansez le shimmy, et vous avez un public.
La cigale prévoit par un pressentiment que le vent froid soufflera, mais nul homme ne sait d'avance l'heure de sa mort.
Qu'est-ce qu'il faut faireQuand on ne sait rien faire ?On devient un homme à tout faireOn a les embêtements les plus diversOn n'a jamais le temps de boire un verreSans risquer de l'avaler de travers.
Chaque homme est un abîme, on a le vertige quand on se penche dessus.
La charité n'est une vertu que dans la mesure où elle est sacrifice.
Ce n'est pas parce qu'un homme n'a pas l'usage de ses yeux qu'il manque de vision.
Mais qu'est-ce que le bonheur sinon la simple harmonie entre un homme et la vie qu'il mène ?
Il n'y a qu'un vilain homme qui puisse prêter la main à l'oppresseur contre l'opprimé.
Le coupable est celui à qui le crime profite.
La nature n'est ni morale ni immorale, elle est radieusement, glorieusement, amorale.
Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.
Il n'y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat.
Celui qui s'est marié une fois mérite une couronne de patience, et celui qui s'est marié deux fois une camisole de force.
La femme, lorsqu'elle enfante, passe par la souffrance ; pourtant elle ne se souvient plus de ses douleurs dès qu'un homme nouveau est enfin né dans ce monde.
Le but de la science est de prévoir et non, comme on l'a dit souvent de comprendre.
L'important pour un homme politique est de vivre assez vieux pour inspirer confiance, avoir eu le temps de se faire appeler, remercier, déboulonner puis panthéoniser... Après quoi on donne votre nom à une rue, ce qui n'est qu'une manière de vous y jeter.
La tour peut sembler digne de personnifier l'art de l'ingénieur moderne, mais aussi le siècle de l'industrie et de la science dans lequel nous vivons.
Il y a dans le rire des vertus secrètes d'inquiétude et de lucidité. Un homme qui rit ne peut rester bien longtemps un salaud.
Pour le révolutionnaire, c'est toujours le même éternel conflit entre la morale individuelle et la morale collective.
Un homme a de la chance s'il est le premier amour d'une femme. Une femme a de la chance si elle est le dernier amour d'un homme.
Quand un homme décide de se marier, c'est généralement la dernière des décisions qu'il lui sera permis de prendre.
Un athée est un homme qui croit qu'il est là par accident.
La morale commence où nous sommes libres : elle est cette liberté même, quand elle se juge et se commande.
La faiblesse est plus opposée à la vertu que le vice.
Il n'est aucune si douce consolation en la perte de nos amis que celle que nous apporte la science de n'avoir rien oublié à leur dire, et d'avoir eu avec eux une parfaite et entière communication.
On aurait dit un homme vêtu du néant.
Nous dorons nos médecines avec des sucreries ; pourquoi ne pas revêtir aussi la vérité et la morale d'habits de paysan ?