La guerre est beaucoup plus qu'agression et conquête, c'est une suspension des contrôles de "civilisation", un déchaînement ubrique des forces de destruction.
La paix est l'histoire des sages, la guerre est l'histoire des hommes.
Avec le monde a commencé une guerre qui doit finir avec le monde, et pas avant : celle de l'homme contre la nature, de l'esprit contre la matière, de la liberté contre la fatalité.
Il est plus facile de détruire que de construire.
La valeur d'une civilisation se mesure à ce qu'elle sait non créer, mais entretenir.
La femme rend lâche. C'est elle qui conseille au gréviste de rentrer à l'usine, à l'artiste de faire du commerce, au soldat de plier le dos. Parce qu'elle ne pense qu'à la pâtée, qu'elle a un pot-au-feu dans le coeur.
Aucune civilisation n'a duré quand elle acceptait la fracture sociale des exclus.
La meilleure manière de connaître et de détruire un ennemi, c'est de feindre de devenir son ami.
La peinture moderne est devenue une bourse des valeurs où l'on joue sur tous les tableaux.
Au lieu de participer à une entreprise de libération effective, la psychanalyse prend part à l'oeuvre de répression bourgeoise la plus générale, celle qui a consisté à maintenir l'humanité européenne sous le joug de papa-maman.
Le retour à des traditions périmées, le refuge dans un passé vermoulu, ne sont pas compatibles avec ce grand élan actuel vers la liberté. La liberté politique, à laquelle aspirent aujourd'hui tous les hommes, doit s'accompagner d'une libération intérieure, c'est-à-dire, [...] â–º Lire la suite
C'est l'arabo-islamisme qui a abouti à l'asservissement et à la dégradation de la femme chez nous.
Lorsqu'on nous dit que nous sommes dans la civilisation de l'image, on commet une erreur : en fait nous sommes dans une civilisation de l'audiovisuel (ou l'audiovisible) c'est-à-dire d'une domination de l'image parlante.
Déconnecté de toute visée de civilisation ou d'humanisme, le progrès n'a plus d'autre justification que son propre mouvement.
C'est une erreur fatale d'entrer en guerre sans la volonté de gagner.
Nos espérances sur l'état à venir de l'espèce humaine peuvent se réduire à ces trois points importants : la destruction de l'inégalité entre les nations, les progrès de l'égalité dans un même peuple, enfin le perfectionnement de l'homme.
La destruction à grande échelle est l'affaire de Dieu, les hommes n'ont pas le droit de s'en mêler.
De l'Inquisition aux nazis, la destruction obsède les oppresseurs qui, en anéantissant livres et auteurs, pensent éradiquer à jamais leurs idées.
En aucun cas, la guerre n'est un but par elle-même. On ne se bat jamais, paradoxalement, que pour engendrer la paix, une certaine forme de paix.
La libération véritable de l'homme passe par la libération de la femme.
Mieux vaut en paix un oeuf qu'en guerre un boeuf.
À tous les navires au large, à tous les ports d'attache, à ma famille, à tout les amis et à tous les inconnus. Ceci est un message, une prière ; Le message, c'est que mes voyages m'ont enseignés une grande vérité, [...] â–º Lire la suite
L'homme a besoin de se tromper lui-même : d'une part, il sauve une espèce qui a perdu sa capacité de survivre, d'autre part, il accélère la destruction de l'environnement qui lui permettait de subsister.
Notre conception de 'la croissance' consiste essentiellement à détruire le vivant plus qu'à le préserver, car considéré comme une simple ressource.
Rien ne sera moins industriel que la civilisation née de la révolution industrielle.
A l'issue d'une longue guerre nationale, la victoire bouleverse comme la défaite.
Du temps que les femmes ne votaient pas, on faisait la guerre pour elles. Maintenant qu'elles votent, on la fait pour le pétrole. Est-ce un progrès ?
Les crimes de l'extrême civilisation sont, certainement plus atroces que ceux de l'extrême barbarie par le fait de leur raffinement.
Comme je l'ai dit tout au long de mon discours, je ne doute pas qu'ils trouveront la preuve la plus claire possible des armes de destruction massive de Saddam.
Nous voulons aller de l'avant, assurément, mais sans, pour autant, renier notre passé, sans tourner le dos à celles de nos formes de civilisation qui constituent notre originalité et dont le monde a grand besoin, nous le savons.
L'allié italien nous a gênés presque partout. C'est ce qui nous a empêchés, en Afrique du Nord, par exemple, de faire une politique révolutionnaire [...] Seuls, nous aurions pu émanciper les pays musulmans dominés par la France. Cela aurait eu [...] â–º Lire la suite