La récompense des livres, c'est d'être lus.
Ce moment privilégié où la conscience d'être prime celle du corps.
Classer des milliers de livres et les transporter devrait constituer un exercice obligatoire pour tout postulant à l'écriture, ce qui l'inciterait sans doute à privilégier davantage la concision que la quantité.
L'auteur toujours aime à voir imprimés Et livrés au grand jour les vers qu'il a rimés.
L'encre des billets doux pâlit vite entre les feuillets des livres de cuisine.
Achetez et lisez les livres faits par les vieillards, qui ont su y mettre l'originalité de leur caractère et de leur âge.
Les livres contiennent de l'humour, de la beauté, de l'intelligence, de l'émotion, de la pensée, et bien sûr, tout ce qui fait la vie. La vie sans un livre est vide.
Moi aussi j'attends des livres que j'entreprends d'écrire qu'ils me secourent, qu'ils m'embarquent dans leur chaloupe, qu'ils me conduisent vers le rivage d'un ailleurs idéal.
On devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu'on n'oserait confier à personne.
Tout semble si simple quand on prend les livres comme une succession d'épisodes, et non comme des objets finis, fermés sur eux-mêmes.
Grand est le journalisme. Chaque éditeur capable n'est-il pas un gouverneur du monde, étant l'un de ceux qui le persuadent, quoique élu personnellement et cependant sanctionné par la vente de ses numéros ?
Les plats se lisent et les livres se mangent.
Je ne m'inspire pas des livres ou d'une peinture. Je m'inspire des femmes que je rencontre.
Je préfère les livres aux humains: ils sont déjà écrits, on les ouvre, on les ferme à volonté.Un être humain, on ne sait jamais comment le prendre, on ne peut le ranger ou le déranger à loisir.
Si tu fais l'aumône dans la clarté, la récompense te viendra d'un lieu caché.
On pardonne la médiocrité aux livres utiles. Inutiles, ils nous doivent d'être admirables.
On n'ose guère avouer que l'on voudrait les plaisirs du vice en récompense de la vertu.
Toutes les raisons sont bonnes, dans les livres comme dans la vie.
Le cocher contempla les pièces d'argent qui, paraissant toutes menues sur sa grosse paume crasseuse, symbolisaient les résultats insignifiants qui récompense le courage et les labeurs ambitieux d'une humanité dont les jours sont courts sur notre terre de malheur.
Nous consacrons des milliards de livres à l'aide sociale, mais des millions sont prisonniers de l'aide sociale. Ça ne vaut pas la peine d'aller travailler.
Il n'est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir.
Les sots, les ignorants, les gens malhonnêtes, vont prendre dans les livres des idées, de la raison, des sentiments nobles et élevés, comme une femme riche va chez un marchand d'étoffes s'assortir pour son argent.
La littérature ne s'apprend pas. On rencontre simplement, en ce domaine, des gens ou des livres qui, brusquement, vous disent, vous montrent ce que vous avez besoin d'entendre ou de voir.
Vivre privé de livres équivaut à une mutilation.
La vie d'un acteur est de passer d'un registre à l'autre.
Groupés, serrés les uns contre les autres, les livres ont la stabilité et la persévérance des menhirs.
Les livres ne sont pas faits pour être crus, mais pour être soumis à l'examen. Devant un livre, nous ne devons pas nous demander ce qu'il dit mais ce qu'il veut dire.
Cent livres de mélancolie ne payent pas un sou de dettes.
Entre les personnes, parfois, l'intimité est lente à venir ; elle est la récompense de longues fréquentations et d'essais répétés.
La plus belle récompense de l'homme - c'est encore son sommeil.
Celui qui est habile en stratégie ne gagne ni renom pour sa ruse ni récompense pour son courage.