L'esprit meut la masse.
La beauté s'estompe. Votre esprit est pour toujours.
J'ai pris, du premier au dernier jour, Nadja pour un génie libre, quelque chose comme un de ces esprits de l'air que certaines pratiques de magie permettent momentanément de s'attacher mais qu'il ne saurait être question de se soumettre.
Deux choses remplissent mon esprit d'une admiration et d'un respect incessants : le ciel étoilé au dessus de moi et la loi morale en moi.
Il ne faut pas oublier avec quelle rapidité les visions du génie deviennent des mets en conserve pour intellectuels.
Il y a plus de lumière et de sagesse dans beaucoup d'hommes réunis que dans un seul.
Le concret, le palpable, est toujours plus accessible à la masse que l'abstrait; c'est pourquoi en politique, tout mot d'ordre exprimant un antagonisme et dirigé contre une classe, une race, une religion, trouvera toujours plus d'écho que la proclamation d'un idéal qui, lui, est moins commode à saisir.
Le roman est une méditation sur l'existence vue au travers de personnages imaginaires.
Notre esprit humain exige sans délai la solidarité et l'union entre les peuples et les nations au-delà des différences qui pourraient les séparer.
Le génie renvoie à l'idée de surprise, d'innovation. Il s'oppose à la banalisation, à l'automatisation.
Le poète choisit, élit, dans la masse du monde, ce qu'il lui faut préserver, chanter, sauver, et qui s'accorde à son chant.
La sagesse consiste à être capable de distinguer les dangers et de choisir le moins nuisible.
Une grande partie du génie réside dans la capacité de tirer profit, pour soi et sa science, de tous les incidents de la vie.
La force d'une armée, comme la quantité de mouvement en mécanique, s'évalue par la masse multipliée par la vitesse.
La chose du monde à laquelle un homme libre pense le moins, c'est la mort ; et la sagesse n'est point la méditation de la mort mais de la vie.
Il est agréable d'oublier la sagesse à propos.
La netteté est le génie des maîtres.
Le plaisir donne ce que la sagesse promet.
Le génie a sans doute ses limites, mais la stupidité n'est pas pour autant handicapée.
Le génie est comme un miroir dont un côté reçoit la lumière et dont l'autre est tout rugueux et rouillé.
La sagesse est plus vulnérable que la beauté ; car la sagesse est un art impur.
Les monomaniaques de tout poil, les gens qui sont possédés par une seule idée m'ont toujours spécialement intrigué, car plus un esprit se limite, plus il touche par ailleurs à l'infini.
C'est du rêve enfanté par un désir nourri d'espoir que le génie tire ses accents les plus émouvants.
La lecture fait un homme plein, la méditation un homme profond, le discours un homme clair.
Il n'y a pas d'enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité.
La femme a plus de sagesse qu'une oie ; quand il pleut, elle se met au sec sous un toit.
Elle est devenue une boîte de réception de centaines de messages par jour. Sous tension, embrumé, son esprit ne peut plus se concentrer sur une activité, il lui faut répondre et renvoyer toute la journée comme dans un match de tennis sans fin. Lecture, réponse. Action, réaction.
Quand j'avais environ douze ans, je pensais que je devais être un génie, mais que personne n'avait remarqué. Si un génie existe, je le suis, et s'il n'y en a pas, je m'en fiche.
Je pense que lorsque vous mettez le sexe et la spiritualité dans la même bouteille et que vous la secouez, de mauvaises choses arrivent.
On devrait avoir la sagesse de rejeter les idéologies qui ne procurent pas ipso facto félicité et allégresse.
De collection en collection, la même image est présente à mon esprit : celle de Victoire, mannequin sublime et muse merveilleuse.