Ceux qui souffrent et qui perdent sont toujours un objet de mépris.
Plusieurs philosophes ont défini l'homme un animal qui sait rire. Ils auraient aussi bien pu le définir un animal qui fait rire, car si quelque autre animal y parvient, ou quelque objet inanimé, c'est par une ressemblance avec l'homme, par la marque que l'homme y imprime ou par l'usage que l'homme en fait.
L'indulgence est la fontaine où le mépris va boire.
Je veux vous considérer, en toutes choses, comme mon égale. Je n'userai jamais de la contrainte. Vous n'êtes pas mon bien, un objet en ma possession.
Il ne faut pas chercher cette situation inouïe des âmes supérieures en un autre point de l'histoire que cette fin de siècle, où le mépris de toute transcendance intellectuelle ou morale est précisément arrivé à une sorte de contrefaçon du miracle.
L'homme vrai n'a pas de sexe car il doit être son sexe. Dès que le sexe devient organe, il me devient étranger, il m'abandonne d'acquérir ainsi l'autonomie arrogante d'un objet enflé et plein de soi. Cette enflure du sexe devenu objet séparé est une sorte de castration.
Si le dégoût du monde conférait à lui seul la sainteté, je ne vois pas comment je pourrais éviter la canonisation.
La paix n'est pas comparable à un objet précieux qui nous appartient. Il faut toujours la conquérir.
A la toute première ligne, Sade explique que, quelque dégoût et quelque horreur qu'il éprouve à l'égard de tout ce qu'il va raconter, l'homme de lettres doit être assez philosophe pour dire la vérité.
Ah ! Misérables coeurs que nous sommes ! C'est un peu fort pourtant que le mépris ne puisse pas tuer l'amour !...
Les batailles se perdent dans la précipitation.
L'Histoire nous a appris que la vertu ne peut rien contre le vice et que, pour triompher des cyniques, il s'agit d'être plus cynique encore.
Nous cherchons toujours à jeter un pont entre ce qui est et ce qui devrait être ; et par là donnons naissance à un état de contradiction et de conflit où se perdent toutes les énergies.
La paresse n'est, dans certains esprits, que le dégoût de la vie ; dans d'autres, c'en est le mépris.
Nous n'avons pas assez d'amour-propre pour dédaigner le mépris d'autrui.
Un Picasso étudie un objet comme un chirurgien dissèque un cadavre.
Combien désespérante la folie de l'homme, son mépris des autres, les signes trop nombreux que les leçons les plus élémentaires de l'histoire sont si mal retenues.
Le son même du mot snob, qui commence en sifflement pour finir bulle de savon, le destinait à une grande carrière dans le domaine du mépris et de la frivolité.
Le racisme est une manière de déléguer à l'autre le dégoût qu'on a de soi-même.
Dans un objet où la nature Aura mis de beaux traits et la vive peinture Tous ces dons pourront moins pour rendre un coeur sensible Qu'un seul agrément invisible.
Dieu n'a pas donné à l'homme d'aiguillon plus aigu vers la victoire que le mépris de la mort.
Le mépris est la maladie la plus dangereuse d'un état, et dont la contagion se répand le plus aisément et le plus promptement du chef dans les membres.
Je ne voudrais certainement pas investir dans le marché boursier. Je n'y ai jamais cru. La plupart des gens perdent de l'argent en raison.
C'est dans le mépris du lecteur qu'on fait des oeuvres qui le respectent.
Les sots devraient avoir pour les gens d'esprit une méfiance égale au mépris que ceux-ci ont pour eux.
La vie est une farce, je l'ai compris à 19 ans, pendant la guerre. Lorsque mes copains tombent à côté de moi, je me demande 'Pourquoi pas moi?' La chance, la santé, le travail et une dérision profonde deviennent mes maîtres mots.
Je venais de découvrir la vertu du scandale et, surtout, une arme redoutable : la dérision. Comme la ruse, la dérision est une arme de faible; les puissants sont rarement drôles: ils n'en ont pas besoin. Mais, même minuscule, comme [...] â–º Lire la suite
Les hommes qui ne rêvent point la nuit perdent un tiers de leur existence.
Nous avons voulu dominer le monde qui nous entoure; notre succès est tel que nous nous retrouvons objet de nos propres pouvoirs.
Serait-ce donc en vérité un miracle ? Les hommes idolâtrés comme des dieux perdent effectivement leurs traits humains au fil des jours.
L'imaginaire porte en lui un mépris de la réalité.