La taquinerie est la méchanceté des bons.
Les hommes choisissent généralement une voie médiane, la plus hasardeuse, car ils ne savent être ni tout à fait bons ni tout à fait mauvais.
L'amour triomphe de la haine : il est nécessaire à la vie, il la continue !
Les vieux amants désabusés parlent toujours de tout recommencer. Mais c'est une illusion. On continue avec les souvenirs, les bons et les mauvais.
Peut-être que la seule chose que l'on puisse faire, c'est tenter de finir avec les bons regrets.
Tous les malheurs des hommes viennent de leur haine d'être seuls.
Dans une société bien réglée, le bons doivent servir de modèle et les méchants d'exemple.
Tous les gestes sont bons quand ils sont naturels. Ceux qu'on apprend sont toujours faux.
Pourquoi ne pas profiter des contrepoisons de la civilisation, les bons livres.
Mais la mer, dans les ténèbres, semblait faire assaut de toutes parts pour le retenir et le perdre. Il y avait de la haine dans cette façon de le malmener, de la férocité dans les coups qui tombaient sur lui. [...] â–º Lire la suite
Le grand défaut des comédiens, un égoïsme plus démesuré encore que chez les autres êtres humains.
Tous les moyens sont bons quand ils sont efficaces.
A condition de se poster aux bons endroits, le touriste est plus facile à exterminer que la vipère.
Entre personnes sans cesse en présence, la haine et l'amour vont toujours croissant : on trouve à tout moment des raisons pour s'aimer ou se haïr mieux.
Ce qui nous empêche d'être bons observateurs, c'est que nous voulons ou croyons toujours être acteurs.
Rien n'invite à la dignité comme le souvenir d'une bassesse inopérante.
De la peur de tous naît, sous la tyrannie, la lâcheté du plus grand nombre.
Puisque la haine ne cessera jamais avec la haine, la haine cessera avec l'amour.
Mais on sait, la mode vieillit mal et les snobs ont souvent été les gardiens fanatiques de bons goûts qui n'avaient aucun avenir.
Le plaisir des bons coeurs, c'est la reconnaissance.
Il est curieux que ce soit toujours la femme qui "accorde ses faveurs" à l'homme. Ce n'est pourtant qu'un échange de bons procédés ?
Ce sont toujours nos bons sentiments qui nous font faire de vilaines choses.
La méchanceté est un mythe inventé par de bonnes personnes pour expliquer l'attrait curieux des autres.
La peur tient à l'imagination, la lâcheté au caractère.
L'homme qui surpasse ou subjugue l'humanité peut mépriser la haine qu'il laisse sous ses pieds.
Si l'homme connaissait toutes ses passions et pouvait les contrôler, quel univers lugubre nous aurions ! La beauté de l'amour, de la jalousie, de la haine n'est due qu'à l'imprévisible...
Le sceptique doit être reconnaissant aux Napoléons des progrès qu'ils ont fait faire à la bassesse humaine.
Le plaisir de la méchanceté échappe aux âmes simples.
Il suffit qu'un seul homme en haïsse un autre pour que la haine gagne de proche en proche l'humanité entière.
Tous les bons livres sont pareils. Ils sont plus vrais qu'aurait pu l'être la réalité.
Je sens qu'il faut moucher la chandelle de la haine et allumer celle du coeur.