Heureux qui plus rien ne désire !
Est-ce qu'on retient ses glaires, lorsqu'on a envie de cracher ? L'hygiène publique a inventé les crachoirs comme Dieu a inventé les femmes. La pureté n'exige pas la rétention, mais l'exutoire.
L'essentiel est de lire beaucoup. N'importe quoi. Ce qu'on a envie de lire. Le tri se fait après. Et même la mauvaise littérature est nourricière.
- C'est moi Cassie. - Elle est barge putain ! - Euh oui... - Elle avale jamais rien ? - Voila !
Le plaisir le plus exquis est de faire plaisir aux autres.
On n'est jamais que des locataires, quand on est heureux quelque part. Toujours sous le coup d'une expulsion.
Il n'y a rien de mal à être gay, donc le nier, c'est porter un jugement.
Prends ce que tu veux, sans jamais rien donner, jamais.
L'amour est une maladie dont personne ne veut se délivrer. Celui qui en est atteint ne cherche pas à se rétablir, et celui qui souffre ne désire pas guérir.
Pour avoir une conversation distinguée se rappeler de n'ouvrir la bouche que quand on n'a rien à dire.
L'homme désire l'éternité mais il ne peut avoir que son ersatz : l'instant de l'extase.
Les yeux des femmes posent toujours la même question : est-ce qu'on me désire ?
Les deux grands secrets du bonheur : le plaisir et l'oubli.
Ce qui arrête tout progrès aujourd'hui, c'est le scepticisme subtil qui chuchote à tant d'oreilles que rien n'est assez bon pour mériter d'être amélioré.
Les gens heureux en amour ont l'air profondément attentifs.
Les mathématiciens ont toujours aimé les problèmes pour le plaisir d'en créer de nouveaux.
Les catholiques ont le monopole des pervers hypocrites, rien n'est aussi universel que le vice qui se donne les allures de la vertu.
On ne devrait pas vivre que pour le plaisir. Rien ne vieillit comme le bonheur.
Le coeur heureux court avec la rivière, flotte dans l'air, s'élève au son de la musique, s'envole avec l'aigle, espère avec la prière.
Quant à ces féroces soldats, je le dis, c'est pas pour cafter, mais y font rien qu'à mugir dans nos campagnes.
L'argent ne vaut rien pour l'homme qui a plus que le nécessaire.
Se connecter à internet, c'est y rencontrer des centaines de gens avec qui vous n'auriez jamais eu envie d'avoir quelque rapport que ce soit.
Je ne dirais jamais de mal de la littérature. Aimer lire est une passion, un espoir de vivre davantage, autrement, mais davantage que prévu.
Devant l'amour et devant la mort, il ne sert à rien d'être fort.
J'étends ces réflexions jusqu'au plaisir même : le définir, c'est le détruire ; il s'est couvert d'un voile brillant qui s'obscurcit dès qu'on cherche à le lever.
Arthur : Mais c'est pas compliqué, bon Dieu ! Y a Calogrenant à droite, Léodagan à gauche, et nous on arrive par le milieu ! Lancelot : C'est bon jusque là ? Perceval : Attendez, moi, si je me souviens bien du coin, [...] ► Lire la suite
Bon Dieu! que de peine à prouver, en économie politique, que deux et deux font quatre; et, si vous y parvenez, on s'écrie : « c'est si clair, que c'en est ennuyeux. » - Puis on vote comme si vous n'aviez rien prouvé du tout.
J'ai, depuis longtemps, appris que le malheur ne parvient pas toujours à rendre malheureux. Je me demande aujourd'hui si le bonheur suffit pour rendre heureux.
Quand cessera-t-on de penser qu'on peut fabriquer des citoyens de demain en éduquant les enfants avec de simples slogans sans rien modifier à l'environnement pestilentiel dans lequel ils évoluent ?
Il est difficile de définir l'amour. Dans l'âme c'est une passion de régner, dans les esprits c'est une sympathie, et dans le corps ce n'est qu'une envie cachée et délicate de posséder ce que l'on aime après beaucoup de mystères.
Il l'aime plus que les autres, mais il lui faut les autres pour s'en rendre compte.