Ecrire est un métier pénible, avec ou sans génie. Avec c'est encombrant. Sans, c'est frustrant.
Avant d'écrire sur les volatiles, fais un livre des choses insensibles qui descendent dans l'air sans le vent (autrement dit les lois de la pesanteur et de la chute des corps) et un autre de celles qui descendent avec le vent (autrement dit les lois de la résistance de l'air et de l'aérodynamique).
Le métier des lettres est tout de même le seul où l'on puisse sans ridicule ne pas gagner d'argent.
L'état de courtisan est un métier dont on a voulu faire une science. Chacun cherche à se hausser.
C'est là un livre dont on dit : « Lisons-le tout de suite pour n'avoir pas à le lire plus tard».
Composer, jouer, écrire provient toujours d'une partie de soi.
On revient de sa jeunesse comme d'un pays étranger. Le poème, le livre est la relation du voyage.
Seules sont perdues d'avance les batailles qu'on ne livre pas.
Et qu'importe quel nom on imprimera à la tête de ton livre ou l'on gravera sur ta tombe ? Est-ce que tu liras ton épitaphe ?
Paulo disait qu'il y avait deux écoles. La première était de se jeter dans un livre pour éviter la vie. La deuxième était de se brûler à la vie pour écrire un livre. Lui préférait la voix. Ça brûlait aussi.
L'honnêteté est le premier chapitre du livre de la sagesse.
Autrefois, les écrivains dénués de métier voulaient passer pour en avoir ; aujourd'hui ceux qui en sont farcis veulent nous faire croire qu'ils ne savent même pas ce que c'est. Tel est le progrès.
Quelle est la différence entre Mark Zuckerberg et moi ? Je vous livre gratuitement des informations privées appartenant à des sociétés, et je suis un bandit. Zuckerberg livre vos données privées à des sociétés pour de l'argent, et il est l'Homme de l'Année.
Quel beau livre ne composerait-on pas en racontant la vie et les aventures d'un mot !
Grande est la fortune de celui qui possède une bonne bouteille, un bon livre et un bon ami.
L'homme se livre par sa démarche, sa bouche, sa voix et son regard.Ces quatre clés étant dans l'ordre d'importance.
Le curieux sujet du livre qui est aujourd'hui offert au public, c'est justement l'impossibilité d'être quoi que ce soit de précis pour un juif tunisien de culture française
Un vrai livre se termine là où il doit commencer.
Les hommes entrent dans la vie et en sortent comme la navette passe et repasse sur le métier à tisser.
Je demande à un livre de créer en moi le besoin de ce qu'il m'apporte.
C'est totalement dingue de se dire qu'on livre toutes nos informations personnelles à ces entreprises, et que ces entreprises sont devenues pour l'essentiel une police secrète privatisée.
Que c'est un dur métier que d'être belle femme.
Un pays qui développe son industrie atomique choisit de par là même un état fort, et cela de façon permanente.
Un livre est un ami qui ne trompe jamais.
Les mots il suffit qu'on les aime pour écrire un poème.
Lire un livre sous un arbre en double le plaisir. On ne sait plus si on tourne les pages ou si on feuillette l'arbre.
Souviens-toi que le livre sacré n'est exalté par-dessus tous les livres que parce qu'il a subi lui-même l'épreuve du temps.
Ce que le lecteur veut, c'est se lire. En lisant ce qu'il approuve, il pense qu'il pourrait l'avoir écrit. Il peut même en vouloir au livre de prendre sa place.
Ce qu'il y a de plus difficile dans le métier de critique dramatique, c'est d'apprendre à se réveiller avant l'entracte.
On se livre d'autant plus vivement aux plaisirs qu'on se sent près de les perdre.
Qu'est-ce qu'un livre ? Une suite de petits signes. Rien de plus. C'est au lecteur à tirer lui-même les formes, les couleurs et les sentiments auxquels ces signes correspondent.