On dit d'un fleuve emportant tout qu'il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l'enserrent.
Avoir beaucoup vu et ne rien avoir, c'est avoir les yeux riches et les mains pauvres.
La violence conjugale est un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage : la capacité de discernement, la faculté de se révolter, le bon sens. C'est comme une maladie qui gagne chaque jour du terrain parce qu'on ne prend pas le temps de la soigner, occupé que l'on est à gérer le quotidien.
Si la nuit est noire, c'est pour que rien ne puisse nous distraire de nos cauchemars.
Et si tout n'était qu'illusion et que rien n'existait ? Dans ce cas, j'aurais vraiment payé mon tapis beaucoup trop cher.
Le désir de posséder peut, s'il n'est assouvi, posséder l'esprit tout entier. Comme il est difficile d'analyser ces liens qui se cachent sous la peau même de nos actions : l'amour n'est rien de plus qu'une sorte de langage de la peau, et le sexe pure terminologie.
On demande pardon quand tout est gâché et que cette absolution tardive ne peut plus rien réparer.
Etre un saint : rien de moins impossible. Il suffit de faire de l'humiliation, sa gloire.
Le bilan est ce qu'on dépose, en affaires, quand il n'y a plus rien à ramasser.
J'vous propose de vous faire ma femme contre rémunération... ça n'a rien à voir avec « pute » !
Une foule n'est pas une compagnie, les visages ne sont qu'une galerie de tableaux et la conversation n'est rien qu'un bruit de cymbales où il n'y a pas d'affection.
Les ados, petits c'est mignon... Mais, passés douze ans, faudrait les congeler !
Il n'y a rien de pire que l'amour sauf de ne pas aimer.
En famille, tout se sait mais rien ne se dit.
Nous nous piquons à nos opinions avec d'autant plus de violence que nous les sentons plus discutées ou plus douteuses, les tenant ainsi pour certaines à proportion qu'elles ne le sont pas.
Les âmes sont ainsi. Elles se vendraient pour posséder un corps mais n'ont rien de plus urgent à faire que de quitter à la moindre défaillance celui qui leur a donné asile et nourriture.
Les richesses ne serviront de rien au jour de la vengeance, mais la justice délivrera de la mort.
Si les petits des oiseaux tétaient, avec leur bec pointu, ils feraient très mal aux seins de leurs mamans. C'est pourquoi ils ne tètent pas. Dieu fait bien ce qu'Il fait.
La mort est d'abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
On n'a rien sans rien. Si on ne se met pas la misère à l'entraînement, si on ne se force pas à repousser les limites, on ne va nulle part.
- Mais j'suis bien avec toi... - Mais moi aussi j'suis bien avec toi... J'suis même très bien, mais j'en ai rien à foutre que tu sois bien avec moi. J'veux qu'tu sois avec moi.
La réputation qu'on nous prête ne change rien à ce que nous sommes en réalité. Voilà pourquoi il faut mépriser les jugements plus ou moins faux que l'on porte sur nous.
La vraie paresse, c'est de se lever à 6 heures du matin pour avoir plus longtemps à ne rien faire.
Ce qui embellit le désert c'est qu'il cache un puits quelque part...
Garde-toi, dans la vie, de rien différer : que ta vie soit l'action, encore l'action !
On ne peut pas, sous prétexte qu'il est impossible de tout faire en un jour, ne rien faire du tout.
Ceux qui ne demandent rien ont tout.
Il n'y a rien de plus compromettant que la folie et l'on ne s'en passionne pas sans y ajouter sa part.
Ce n'est pas la violence qui vient le mieux à bout de la haine, ni la vengeance qui guérit le plus sûrement l'injustice.
Il y a des parents qui veulent, à tout prix, maintenir le prestige de l'autorité et qui ne réussissent qu'à installer, dans leur foyer, le spectre hideux de la tyrannie. Ils font, de leurs enfants, des esclaves ou de sauvages petits rebelles.
C'est dans sa violence que la nature est la plus belle.