Les malheurs sont souvent enchaînés l'un à l'autre.
La politesse n'est souvent que l'hygiaphone des hypocrites.
Ceux qui font profession de mépriser la vaine gloire se glorifient souvent de ce mépris avec encore plus de vanité.
J'étais parfaitement « chez moi » dans ce travail. Il consistait à me situer ailleurs, à ne m'occuper que de ce qui était étranger à mon entourage et au public pour lequel j'écrivais. À me produire absent.
L'homme qui est fier de sa vertu devient souvent un fléau pour ses voisins.
La faim est un nuage d'où il tombe une pluie de science et d'éloquence. La satiété est un autre nuage qui fait pleuvoir une pluie d'ignorance et de grossièreté.
Parfois, je peux me perdre... mais dans la musique ! Cette échappatoire m'évite d'aller vers autre chose de plus toxique.
- Y'a plein de femmes qui ont été à la fois l'amour et l'inspiration de célèbres artistes comme Picasso. - Serena, tant que le gars est dans sa période bleue t'es la reine, c'est le bonheur. Mais quand il passe [...] â–º Lire la suite
Celui qui parle beaucoup est souvent réduit au silence.
La marche du temps donne la discipline : jamais un seul jour n'a essayé d'en passer un autre avant son tour.
Le manque de définition est plutôt une perfection qu'un défaut, parce qu'il ne vient pas de leur obscurité, mais au contraire de leur extrême évidence.
Nous peuplons souvent notre vie de plus de problèmes qu'il n'y en a en réalité.
La conscience de soi n'est pas fermeture à la communication. La réflexion philosophique nous enseigne au contraire qu'elle en est la garantie. La conscience nationale, qui n'est pas le nationalisme, est la seule à nous donner une dimension internationale.
Une signature manuscrite révèle souvent le caractère de son auteur. Et parfois même son nom.
Ma trinité, c'est la bouche de rose, le sein de lis, puis encore autre chose.
Il y a une douce pensée qui jaillit souvent en moi, parce qu'elle parle de toi.
Vous ne pouvez avoir de l'amitié pour quelqu'un qui n'a pas d'amitié pour vous. Ou elle est partagée, ou elle n'est pas. Tandis que l'amour semble au contraire se nourrir du malheur de n'être pas partagé. L'amour malheureux, c'est le ressort principal de la tragédie et du roman.
On dit que la fortune est aveugle. C'est exagéré, souvent elle est simplement louche.
Pour tous les animistes, donner son sang à un autre, c'est lui céder une de leurs âmes, en faire un double, un autre soi-même.
Bien qu'on nous ait fait croire que si nous lâchons prise, nous n'aurons plus rien, la vie révèle exactement le contraire : lâcher prise est le véritable chemin vers la liberté.
Toute grande littérature est l'une des deux histoires; un homme part en voyage ou un étranger vient en ville.
La guerre est une violence en action, et son usage n'est limité par rien ; chacun des adversaires impose à l'autre sa loi, d'où découle une interaction qui ne peut manquer, conformément à l'essence du sujet, de mener aux extrêmes.
La vérité est souvent dérangeante, relative et laide.
Femme qui prête l'oreille prêtera bientôt autre chose.
Les malheurs qui ne nous tuent pas nous grandissent.
Si heureuse que soit une femme avec son mari, elle apprend toujours avec plaisir qu'un autre homme souhaiterait qu'elle ne le soit pas.
Mais sait-on quels sont les sages et quels sont les fous, dans cette vie où la raison devrait souvent s'appeler sottise et la folie s'appeler génie ?
Dès que quelqu'un comprend qu'il est contraire à sa dignité d'homme d'obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l'asservir.
Il n'est jamais bon de commencer son existence amoureuse par le paroxysme : toute autre joie vous est ensuite insipide.
Ma garde-robe est organisée par hauts, pantalons et vêtements d'extérieur, mais pas beaucoup de robes. Les robes sont dans une autre pièce parce que je ne m'habille pas souvent de manière formelle, même si je dessine des robes. Comme la plupart des designers, j'ai un uniforme, et le mien est un legging.
La littérature érotique pèche souvent par un excès de métaphores ridicules. Elle joue sur l'interdit et accumule les fantasmes.