Les malheurs sont souvent enchaînés l'un à l'autre.
J'entends trop souvent dire que la France est mauvaise en comédie.
Tous les malheurs des hommes viennent de cette malédiction que leurs femmes ne savent pas qu'elles sont heureuses quand elles le sont.
On passe souvent de l'amour à l'ambition, mais on ne revient guère de l'ambition à l'amour.
L'ultime fondement des religions était imputable, pour lui, à la détresse infantile de l'homme. Dieu était souvent le représentant du père ou de l'instance tutélaire.
L'étude de la nature vous apprendra que Dieu a créé des choses belles et merveilleuses afin que vous en jouissiez. Contentez-vous de ce que vous avez et faites-en le meilleur usage possible. Regardez le beau côté des choses plutôt que le côté sombre.
C'est affreux de connaître le secret d'un autre et de ne pas pouvoir l'aider.
La moquerie est souvent le résultat d'une pauvreté d'esprit.
Pour approcher le spirituel en art, on fera usage aussi peu que possible de la réalité, parce que la réalité est opposée au spirituel.
Moi, je préfère attraper une souris pour mon usage plutôt qu'un chevreuil pour le seigneur.
Je m'émerveille toujours des pouvoirs de la gifle et du coup de pied au cul. Ces moyens d'expression permettent à ceux qui manquent de vocabulaire d'aller jusqu'au bout de leur pensée, et leur tiennent souvent lieu de raisonnement.
Ceux qui font profession de mépriser la vaine gloire se glorifient souvent de ce mépris avec encore plus de vanité.
Plus encore que la vie La mort nous tient souvent par des liens subtils.
Ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre ?
La joie de ceux qui prennent, je ne la connais pas, et j'ai rêvé souvent qu'il devait être plus doux encore de voler que de prendre.
Je me suis souvent interdit beaucoup de choses par peur de sombrer dans la débrouille.
L'instinct est quelque chose qui transcende la connaissance. Nous avons sans aucun doute, certaines fibres plus fines qui nous permettent de percevoir les vérités quand la déduction logique, ou tout autre effort volontaire du cerveau, est futile.
Tous les problèmes de la religion se ramènent finalement à un seul : le Dieu qui se révèle en moi est autre que celui que je devine dans l'univers.
La connaissance d'une autre culture devrait accroître notre capacité à évaluer plus précisément, à apprécier plus tendrement la nôtre.
Nous sommes consternés de nos rechutes, et de voir que nos malheurs même n'ont pu nous corriger de nos défauts.
Les notes et les accords sont devenus ma deuxiéme langue et, le plus souvent, ce vocabulaire exprime ce que je ressens lorsque la langue me manque.
La première fois vous vous mariez pour l'amour, la deuxième pour l'argent et la troisième pour la camaraderie.
Le terrorisme ne se justifie jamais, qu'il obéisse à des motifs politiques, philosophiques, idéologiques, raciaux, ethniques ou religieux ou à quelque autre motif que ce soit.
Je fais souvent l'analogie avec le tennis. A chaque match, les règles sont les mêmes, mais aucun jeu n'est identique. Le théâtre est comme ça. Chaque fois c'est différent.
Le journaliste : un type qui travaille plus dur qu'aucun autre fainéant dans ce monde.
Marchons en bavardant avec Cioran rue de l'Amertume, pour nous rendre place de la Déception, et finir ensuite dans le jardin de la Tristesse. Là, ça ira mieux : on pourra commencer à vraiment comprendre ce qui nous arrive, et passer à autre chose : emprunter le passage de l'Acceptation, nous balader avenue de l'Action.
Parce que la religion vient d'ailleurs, elle est autre que la politique.
L'homme en tant qu'homme ne peut vivre horizontalement. Son repos, son sommeil est le plus souvent une chute.
Le temps qui vole souvent comme un oiseau se traîne d'autres fois comme une tortue ; mais il ne semble jamais plus agréable que lorsque l'on ne sait s'il va vite ou lentement.
A certains moments de notre vie, notre propre lumière s'éteint et se rallume par l'étincelle d'une autre personne. Chacun de nous à des raisons d'éprouver une profonde gratitude pour ceux qui ont rallumé la flamme en nous.
Echanger une souffrance contre une autre est parfois un aussi grand soulagement que sentir l'arrêt de la souffrance.