Il faut travailler, sinon par goût, au moins par désespoir, puisque, tout bien vérifié, travailler est moins ennuyeux que s'amuser.
la mort ne doit plus être un tabou.
Il faut du courage pour vivre. Il en faut plus pour se donner l'illusion, ainsi qu'aux autres, qu'on est heureux de vivre.
Recherche toujours le meilleur, attends-toi toujours au mieux et, jamais à aucun moment, ne te satisfais de ce qui serait moins bon.
- J'ai commencé dans la police tout en bas de l'échelle...- Ah, bon !? Tu veux dire à un échelon moins élevé que celui auquel tu es maintenant ?- Oui...- T'étais berger allemand !?
Un homme amoureux est un homme qui veut être plus aimable qu'il ne peut.
Si tu as de nombreuses richesses donne ton bien ; si tu possèdes peu, donne ton coeur.
Les choses qui se passent dans ma tête sont bien plus intéressantes que ce qui se passe réellement.
Il faut bien voir enfin qu'on n'aime que dans l'éternité, c'est pourquoi il faut prendre soin de se conduire en toute chose comme si ce qu'on fait devait être éternel.
Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.
L'amour n'est pas plus fort que ses maux et sa joie n'est pas plus belle que sa peine.
Le plus beau maquillage d'une femme est la passion. Mais les cosmétiques sont plus faciles à acheter.
Si au lieu de la copulation les enfants se faisaient à coups de bâtons, il y aurait moins de monde sur terre.
Pourquoi fermons-nous les yeux lorsque nous prions, pleurons, embrassons ou rêvons ? Parce que les plus belles choses de la vie ne sont pas vues mais ressenties par le coeur.
L'art de raisonner se réduit à une langue bien faite.
- Il a l'air chouette ton frère. - Il est pas chouette... Il est plus que ça. Il a été renversé par un bus, il a du réapprendre à faire un tas de chose. Réapprendre à nager, à écrire son nom, réapprendre à être mon frère...
La guerre n'existerait pas, sans la littérature. Et il n'y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.
L'autobiographie est maintenant aussi répandue que l'adultère, et nettement moins répréhensible.
Je n'ai jamais eu de problèmes avec les femmes. Ayant été l'un des plus grands coureurs de jupons au monde, ils ont probablement eu plus de problèmes avec moi.
Nous pouvions presque tout mettre en commun parce que nous n'avions rien au départ. Il suffisait que je consente à vivre ce que je vivais, à aimer plus que tout ton regard, ta voix, ton odeur, tes doigts fuselés, ta façon d'habiter ton corps pour que tout l'avenir s'offre à nous.
Quand le coeur est le guide, même le plus vieux des guerriers fait plier le géant, mais il lui faut charger sa pirogue d'une cargaison de patience.
Un nom, c'est bien souvent tout ce qui reste pour nous d'un être non pas même quand il est mort, mais de son vivant.
Moins est visible le Dieu que nous prions, plus il ressemble au Dieu que nous verrons un jour.
La haine soutenant mieux que l'amitié, si l'on pouvait haïr ses amis on leur serait plus utile.
Cela pèse lourd, une absence. Bien plus lourd qu'une disparition. Parce que avec les morts, c'est commode, on sait qu'ils ne reviendront pas. Tandis que les lointains nous narguent ou nous font espérer.
Je dis "merci maman". Je suis son portrait, elle était magnifique. Je lui dois au moins cela.
Mon point de départ a été un article paru dans un hebdomadaire américain en 1954. Il expliquait que la valorisation des capacités de production américaines exigeait que la consommation croisse de 50 % au moins dans les huit années à [...] ► Lire la suite
Il n'y a rien qui résiste plus obstinément à la vérité que les grands de ce monde.
Une fois morts, nous ne sommes plus que des histoires dans l'esprit d'autrui.
Malheureusement, l'idéal de gloire et de patriotisme des polonaises, souvent réveillé par les velléités héroïques qui les entourent, est plus souvent encore déçu par la légèreté de caractère des hommes que l'oppression et l'astuce du conquérant démoralisent et corrompent systématiquement, sauf à écraser quiconque leur résiste.
Le meilleur roman est celui qui demande le plus à la sensibilité et l'imagination de son lecteur.