J'ai évité de raisonner : l'âme s'altère aux efforts de la pensée.
Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie.
Le sage ne rencontre pas de difficultés. Car il vit dans la conscience des difficultés. Et donc n'en souffre pas.
Il y a deux sortes d'êtres humains : ceux qui écartent la mort de leur pensée pour mieux et plus librement vivre, et ceux qui, au contraire, se sentent d'autant plus sagement et fortement exister qu'ils la guettent dans chacun [...] â–º Lire la suite
Ni le désaveu de l'histoire, ni l'impatience des citoyens n'entament le sentiment d'infaillibilité qui imprègne l'administration : cette conviction vertigineuse que les hommes qui se trouvent au sommet de la hiérarchie savent seuls ce qui est bon pour les hommes qui peuplent les degrés inférieurs.
Non, je ne crains pas la mort. Seulement, je trouve que la providence a mal arrangé les choses. Ainsi je préférerais de beaucoup qu'on enterre mon âme et que ce soit mon corps qui soit immortel.
Il y a des vérités qui apportent un sentiment de libération et d'autres qui imposent le sens du terrible.
Dissimuler, vertu de roi et de femme de chambre.
Je garde mon coeur, mon âme et mon esprit ouverts aux miracles.
La vertu a un voile, le vice a un masque.
Vous ne pourrez jamais tout expérimenter. Alors, s'il vous plaît, faites une justice poétique à votre âme et faites simplement l'expérience de vous-même.
Ce que nous nommons "émancipation" c'est le libre choix d'une âme entre différentes limitations.
La stérilité de sentiment nourrit la paresse.
Ce qui rend les amitiés indissolubles et double leur charme, est un sentiment qui manque à l'amour, la certitude.
Il faut que la pensée voyage et contemple, si l'on veut que le corps soit bien.
Le sentiment de honte est à la base de notre civilisation occidentale.
Bébé. Créature difforme à l'âge, au sexe et à la condition indéterminés, hautement remarquable par la violence des sympathies et des antipathies qu'elle provoque chez les autres, sans exprimer elle-même de sentiment ni d'émotion.
Nous mourons par manque d'amour, par une absence, par le désespoir. Ce qui nous retiens à la terre, c'est l'amour, c'est la vie. La mort a été construite avec le sentiment de refoulement dans l'homme. Nous avons fabriqué la mort.
Parcelle de Dieu, chaque âme dispose d'une lumière inextinguible, comparable seulement à celle des étoiles.
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
Aucune mère n'a conçu un fils dans le sentiment de la patrie.
A une douleur oubliée, il n'est pas difficile de faire succéder le sentiment de la joie.
Ça ne suffit pas d'avoir du talent. Ça ne suffit pas de travailler dur et d'étudier tard la nuit. Vous devez aussi acquérir la conscience intime des méthodes que vous utilisez pour parvenir à vos décisions.
La vertu se meurt, l'espérance est morte. et ceux qui souffre n'ont plus qu'un refuge : le suicide.
Dans ce monde d'aujourd'hui, on ne peut dissocier le sentiment et la politique.
La patience est la vertu des forts ; elle aplanit bien des fois les difficultés, met un baume sur les blessures et garde encore l'espérance, aux jours sombres.
Chacun a une idée confuse d'un bien où son âme puisse se reposer ; il le désire, par suite, il s'efforce d'y atteindre.
Un intellectuel assis va moins loin qu'un con qui marche.
J'ai entendu mon âme chanter derrière une feuille, j'ai arraché la feuille, mais alors je l'ai entendue chanter derrière un voile. J'ai déchiré le voile, mais alors je l'ai entendue chanter derrière un mur. J'ai abattu le mur et j'ai [...] â–º Lire la suite
La parole ne représente parfois qu'une manière, plus adroite que le silence, de se taire.
La seconde blessure de la décolonisation, pour nous peut-être la plus grave, c'est le sentiment de l'injustice. Nous avons l'impression que nous sommes trahis et reniés, que nous sommes victimes d'une ingratitude parce que nous avons apporté beaucoup de bien.