Tout mouvement de quelque nature qu'il soit est créateur.
Désillusionnée avant l'âge, je dégueule sur la facilité des sentiment. Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable solitude. L'amour, c'est tout [...] ► Lire la suite
La poésie n'est utile qu'aux plaisirs de notre âme.
Je sais que le créateur s'en ira, mais son travail survit. C'est pourquoi, pour échapper à la mort, j'essaie de lier mon âme à mon travail.
Je suis pas un héros, je l'ai fait pour l'argent. Mais ça vaut pas le coup si après ça on ne peut plus se regarder dans la glace. La dignité est la valeur suprême. J'ai volé un homme qui a [...] ► Lire la suite
Si quelqu'un était à même d'écrire une histoire de la vanité, il maîtriserait la moitié de la nature des civilisations.
Qu'est-ce que l'agnosticisme, sinon un matérialisme honteux ? La conception de la nature qu'a l'agnostique est entièrement matérialiste. Le monde tout entier est gouverné par des lois et n'admet pas l'intervention d'une action extérieure; mais il ajoute par précaution : [...] ► Lire la suite
- On n'est pas sur la terre pour s'amuser. - Pardon, voudriez-vous me dire pourquoi on y est, si ce n'est pas pour s'amuser. Serait-ce pour souffrir ?
On ne lit pas, ni écrit de la poésie, parce que c'est joli. On lit et écrit de la poésie car on fait partie de l'humanité. Et l'humanité est faite de passion. La médecine, le droit, le commerce sont nécessaires [...] ► Lire la suite
Pourquoi les animaux ne louchent-ils pas ? C'est là encore un privilège de la nature humaine.
Il est plus adroit de se tirer d'un mauvais pas qu'un coup de revolver au coeur.
La poésie est aujourd'hui l'algèbre supérieure des métaphores.
On voit ainsi se manifester à la fois la "rage de lire" des femmes et la réprobation de leurs contemporains masculins. L'adolescente qui s'adonne à la lecture de romans - mais la poésie peut être tout aussi pernicieuse - renie son innocence première et se fabrique un paradis artificiel.
Je me méfie d'une certaine nature humaine. Plus que tout, je crains la trahison.
On ne peut concevoir le ciel sans la terre, ni la terre sans le ciel. Peut-on concevoir un homme sans épouse, une femme sans mari ?
Mon cerveau bourdonne de bribes de poésie et de folie.
Bientôt le cheval sera sur la terre quelque chose d'aussi étrange que la girafe.
Je vais vous dire ce qu'est l'homme. C'est un monstre, un foetus éjecté privé de son développement naturel, jeté au monde avec une couverture nue de parchemin, avec trop peu de place pour ses dents et un crâne bombé mou comme une bulle. Mais la nature y remue un pudding.
Les vers de terre s'enfoncent dans le sol pour ne pas tomber amoureux des étoiles.
La poésie est cette vie de secours où l'on apprend à s'évader des conditions du réel, pour y revenir en force et le faire prisonnier.
Photographier, c'est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu'elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d'art.
La terre qui reçoit la graine est triste. La graine qui va tout risquer est heureuse.
Sans le rêve, il n'y a pas de poésie possible. Et sans la poésie, il n'y a pas de vie supportable.
Un homme qui va en haillons, mais possède au moins un demi-hectare de terre rouge est plus riche que celui qui n'a que de l'argent.
Les papillons ne sont que des fleurs envolées un jour de fête où la nature était en veine d'invention et de fécondité.
De tout temps, les hommes les plus dangereux sur terre ont été les hommes de Dieu.
Vous êtes le sel de la terre ; mais le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ?
Simon, t'as un bout de pomme de terre sur la joue.
Tout le mouvement moderniste d'après-guerre était faux et aurait dû être détruit. Il est absolument nécessaire d'effectuer le retour à la tradition en peinture, et en tout. Sinon tous les efforts spirituels seront inutiles.
Un combattant de la liberté apprend de façon brutale que c'est l'oppresseur qui définit la nature de la lutte, et il ne reste souvent à l'opprimé d'autre recours que d'utiliser les méthodes qui reflètent celles de l'oppresseur.
La curiosité des enfants est un penchant de la nature qui va comme au-devant de l'instruction ; ne manquez pas d'en profiter.