Le sage se demande à lui-même la cause de ses fautes, l'insensé le demande aux autres.
C'est un prince insensé qui confie la sécurité de ses terres à des mercenaires.
En permettant aux uns de duper les autres, la naïveté est un élément trop capital du bonheur humain, pour qu'on ne lui doive pas de l'indulgence.
Si vous voulez être heureux, vous devez également souhaiter voir les autres heureux.
Il faut avoir une bien piètre opinion des hommes pour les juger selon leur fortune. Le bonheur a besoin d'une autre monnaie.
La politique est l'art de profiter des sottises des autres et de s'en faire des rentes.
Il ne sert à rien de fuir le bonheur sous prétexte qu'il peut finir un jour.
Le sage ne doit pas s'entêter si la chance lui a fait grise mine.
Il y a un mode par lequel l'homme diffère de tous les autres êtres : c'est non pas par avoir, mais par connaître qu'il a.
Le sage fuit tout ce que le peuple estime, tout ce que le hasard donne, et tient pour suspects tous les présents de la fortune.
Dieu est le dernier recours, et le malheureux, qui devait commencer par lui, n'arrive à lui cependant qu'après avoir épuisé toutes autres espérances.
La jouissance du bonheur amoindrira toujours le bonheur.
Le bonheur est l'absence des peines, comme la santé est l'absence des maladies.
Il est de l'essence de l'émeute révolutionnaire, qu'il ne faut pas confondre avec les autres sortes d'émeutes, d'avoir presque toujours tort dans la forme et raison dans le fond.
Le bonheur est quelque chose de si vague que nous sommes réduits à le rêver.
Si pauvre type que soit tel prêtre, il a toujours la supériorité sur la plupart des autres hommes de n'être pas marié.
Les autres sont invisibles pour nous parce que nous ne faisons pas l'effort de les reconnaître comme des êtres humains.
Pour être grand, vraiment grand, vous devez être le genre de personne qui rend les autres formidables autour de vous.
L'homme sage n'est pas comme un vase ou un instrument qui n'a qu'un usage ; il est apte à tout.
Notre coeur s'emplit tant de plaisir devant la beauté et le bonheur des enfants qu'il en devient trop grand pour tenir dans notre corps.
Quoique tu fasses, les autres vont te juger ! Alors, autant être toi-même ! Aime-toi et accepte-toi tel que tu es vraiment !
Usez-vous les uns les autres ! Ces paroles semblent avoir pris dans notre évangile politique la place de celles-ci empruntées au premier des livres : Aimez-vous les uns les autres !
Il n'y a pas de fatalité extérieure. Mais il y a une fatalité intérieure : vient une minute où l'on se découvre vulnérable ; alors les fautes vous attirent comme un vertige.
Les fables de Jean de La Fontaine qu'on aimait parce que dedans il y avait des animaux intelligents qui parlaient le français sans faire de fautes de grammaire ou d'orthographe, comme s'ils étaient allés à l'école.
L'expérience des autres ne compte pas ! La réponse est en toi ! Il faut apprendre à vivre par soi-même !
Se peut-il qu'un homme soit moins sage qu'un oiseau ?
Votre but le plus impérieux doit être de libérer en vous l'humain. Ensuite vous comprendrez que les autres existent vraiment.
Le bonheur : comme une raison que la vie se donne à elle-même.
L'opinion des autres n'a jamais enrichi ni appauvri personne.
Sème du bonheur dans le champ du voisin, tu seras surpris de constater ce que le vent fera produire au tien.
Je sais et je sens que faire du bien est le plus vrai bonheur que le coeur humain puisse goûter.