On résiste à l'invasion des armées, on ne résiste pas à l'invasion des idées.
Quand les hommes n'ont pas de notions saines de la divinité, les idées fausses y suppléent.
Les idées sont comme les âmes : fragiles et éternelles.
Nous tenons de notre famille aussi bien les idées dont nous vivons que la maladie dont nous mourrons.
Quand on est un artiste, on capte certaines choses qui sont dans l'air. Vous le ressentez simplement. Ce n'est pas comme si on s'asseyait et qu'on se disait : "Que puis-je faire pour tout chambouler ?" Vous avez des idées, et puis les idées alimentent une histoire, et l'histoire prend forme.
C'est l'amour qui pousse, qui donne des élans au coeur et des idées en tête.
Ne vous servez donc pas de ce terme élevé d'idéal quand nous avons pour cela, dans le langage usuel l'excellente expression de mensonge.
Il n'y a pas de rempart qui résiste à la méchanceté.
Le rôle d'un metteur en scène doit être d'insuffler des idées neuves au cadre classique que l'ouvrage propose, et non de faire exploser ce cadre.
Antérieur à l'évolutionnisme biologique, théorie scientifique, l'évolutionnisme social n'est, trop souvent, que le maquillage faussement scientifique d'un vieux problème philosophique dont il n'est nullement certain que l'observation et l'induction puissent un jour fournir la clef.
Les idées sont les racines de la création.
Seul celui qui a des idées personnelles est capable de rendre hommage aux idées d'autrui. Seul mérite un hommage celui qui est capable de rendre hommage à autrui.
Les idées sont comme des étincelles ; et celle qu'on attrape ne vaut rien.
Les idées audacieuses sont comme les pièces qu'on déplace sur un échiquier : on risque de les perdre mais elles peuvent aussi être l'amorce d'une stratégie gagnante.
Un damné est par essence immortel. Il peut au moins être tranquille de ce côté-là.
Un imprimeur est un homme qui ne manque pas de caractère et qui cherche à faire bonne impression.
Ce qui fait le succès de quantités d'ouvrages est le rapport qui se trouve entre la médiocrité des idées de l'auteur et la médiocrité des idées du public.
Les gens qui s'opposent à vos idées sont immanquablement ceux qui représentent l'ordre établi que vos idées dérange.
Il vaut mieux avoir un mauvais caractère que pas de caractère du tout.
Les idées réussies sont le résultat d'une croissance lente. Les idées n'atteignent pas la perfection dans un jour, peu importe la quantité d'étude qui leur est soumise.
La difficulté n'est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d'échapper aux idées anciennes.
Le bon sens est le concierge de l'esprit : son office est de ne laisser entrer ni sortir les idées suspectes.
La société et la science ont tellement baigné dans les idées du mécanisme, de l'utilitarisme et de la libre concurrence économique, que la sélection a remplacé Dieu comme ultime réalité.
Beaucoup de gens ont des idées sur la façon dont les autres devraient changer ; peu de gens ont des idées sur la façon dont ils devraient changer.
L'amour pour principe, l'ordre pour base, et le progrès pour but ; tel est, d'après ce long discours préliminaire, le caractère fondamental du régime définitif que le positivisme vient inaugurer.
La vie est ce que notre caractère veut qu'elle soit. Nous la façonnons, comme un escargot sa coquille.
C'est dans le caractère de la croissance que nous devons apprendre des expériences à la fois agréables et désagréables.
Le caractère contribue à la prospérité et au bonheur bien autrement que ne le peuvent l'intelligence et la fortune.
C'est pas avec des idées poétiques qu'on fait une révolution.
A chaque fois que nous sommes témoins d'une injustice et que nous n'agissons pas, nous formons notre caractère à être passifs... Nous finissons alors par perdre toute capacité à nous défendre, ainsi que ceux que nous aimons.
Nous préférons être battus sur nos idées qu'élus avec celles de nos adversaires.