L'exactitude est la politesse des rois.
La sieste est une courtoisie que nous faisons à notre corps exténué par le rythme brutal de la ville.
Les rois et les domestiques ne sont désignés que par leurs petits noms : voilà les deux extrêmes de la société.
"Dieu en vain tu ne jugeras" est la seule courtoisie valable ; il est ridicule de cracher sur son miroir.
La politesse n'est souvent que l'hygiaphone des hypocrites.
On est jeunes, on est censés passer notre temps à boire. On est censé se conduire mal et on est censé baiser comme des malades. On est là pour, pour faire la fête, c'est ça être jeune. Y'en a quelques [...] â–º Lire la suite
La déférence et l'intimité vivent loin l'une de l'autre.
Une menace, une promesse, une insolence, une courtoisie : cette balance est celle des affaires.
La vieillesse, la dernière politesse de la moisissure.
Il est sage de verser sur le rouage de l'amitié l'huile de la politesse délicate.
Je désire aller en enfer et non au paradis. Dans le premier, je jouirai de la compagnie des papes, des rois et des princes, tandis que dans le second, il n'y a que des mendiants, des moines et des apôtres.
Chacun de nous se promène avec bienveillance dans cette galerie de portraits de lui-même qu'est sa mémoire.
L'éminence sans mérite mérite la déférence sans estime.
Si vous saviez comme la bienveillance est douce à ceux qui n'ont jamais été aimés !
Les rapports de l'instituteur avec les parents ne peuvent manquer d'être fréquents. La bienveillance y doit présider : s'il ne possédait la bienveillance des familles, son autorité sur les enfants serait compromise, et le fruit de ses leçons serait perdu [...] â–º Lire la suite
La clarté est la politesse des professeurs.
Il semble que l'amour ne cherche pas les perfections réelles ; on dirait qu'il les craint. Il n'aime que celles qu'il crée, qu'il suppose ; il ressemble à ces rois qui ne reconnaissent de grandeurs que celles qu'ils ont faites.
La courtoisie est le meilleur procédé permettant de faire dire à un invité ce qu'il ne dirait pas s'il se sentait quelque peu rudoyé.
Il y a une personne avec laquelle nous n'arrivons jamais à être complètement sincères, bien que nous sachions qu'elle nous connaît à fond et que nous puissions compter sur sa bienveillance : nous-mêmes.
La vraie politesse n'est que la confiance et l'espérance dans les hommes.
Le silence des peuples est la leçon des rois !
La courtoisie est la partie principale du savoir-vivre, c'est une espèce de charme par où l'on se fait aimer de tout le monde.
Traiter tous les hommes avec la même bienveillance et prodiguer indistinctement sa bonté peut tout aussi bien témoigner d'un profond mépris des hommes que d'un amour sincère à leur égard.
D'où un tout autre mouvement : pour sortir de l'« il y a », il faut non pas se poser, mais se déposer; faire un acte de déposition, au sens où l'on parle de rois déposés. Cette déposition de la souveraineté par le moi, c'est la relation sociale avec autrui, la relation dés-inter-essée.
Avec la fin de l'amour, apparaissent les rois mages : la mélancolie, le silence et la joie.
Le peuple aime les rois qui savent l'épargner - il estime encore plus ceux qui savent régner.
La seule chose que la politesse peut nous faire perdre c'est, de temps en temps, un siège dans un autobus bondé.
Il me semble que le monstre humain, que la nouvelle économie du pouvoir de punir a commencé à dessiner au XVIIIe siècle, est une figure où se combinent fondamentalement ces deux grands thèmes de l'inceste des rois et du cannibalisme [...] â–º Lire la suite
Les rois sages ont généralement de sages conseillers ; et il faut qu'il soit lui-même un sage qui soit capable d'en distinguer un.
Un roi peut déplacer un homme, un père peut mander un fils. Même si des rois ou des puissants commandent tes mouvements, tu demeures seul gardien de ton âme. Devant Dieu, il ne servira à rien de dire : « D'autres [...] â–º Lire la suite