Vivre, c'est changer du temps en expérience.
L'intensité du regard d'un bébé qui tète est vraiment poignante, c'est l'intensité de l'être qui est conscient qu'il contribue au vivre du monde entier.
Les femmes aussi ont leurs saisons. L'été ne dure pas toujours et après l'été... Ah oui ! Les splendeurs de l'automne ! Mais combien éphémères !! Qui prend le temps de regarder et d'aimer l'automne ?
La chambre où l'on se trouve enfermé est déjà une prison quand le bonheur y est avec nous.
Je n'ai aucune espèce de joie à faire le bonheur des gens qui ne me plaisent pas.
Il nous appartient - quand tout nous fait défaut et que tout s'éloigne - de donner à notre vie la patience d'une oeuvre d'art, la souplesse des roseaux que la main du vent froisse, en hommage à l'hiver. Un peu de silence y suffit.
Il faut perdre la moitié de son temps pour pouvoir employer l'autre.
Sous leur regard, la vie courante finit par s'envelopper de mystère.
Evidemment, nous devons prendre le monde tel qu'il est, car s'il n'est pas en notre pouvoir de le changer à notre gré, nous pouvons y vivre en le regardant sous un angle différent, en changeant d'attitude envers lui.
La joie de vivre ne s'achète ni au supermarché ni même dans les magasins de luxe.
La gravité est le bonheur des imbéciles.
Maintenant nous allons montrer des scènes de la vie que je n'ai pas vécue. Si ce qui arrive parait tel que des êtres humains ne puissent pas permettre que de telles choses arrivent, c'est que vous n'avez pas lu les histoires de votre temps.
La vie humaine n'a pas pour fin la recherche du bonheur.
C'est difficile de croire en Dieu quand on apprend que la vie a commencé par le big-bang.
Il est difficile de trouver le bonheur en soi-même, on fait peu d'estime de celui qui peut venir d'ailleurs.
La pensée est l'esclave de la vie, et la vie est le fou du temps...
Comme la vie paraît simple quand on s'adapte à des modes prescrites sans chercher l'absolu qui ravage !
Il faut quitter la vie comme Ulysse quitta Nausicaa - en la bénissant plus qu'en l'aimant.
La question la plus persistante et urgente de la vie est : Que faites-vous pour les autres ?
Le malade prend l'avis du médecin. Le médecin prend la vie du malade.
Changer son style de vie est une opération plus importante que d'atteindre un but ou réaliser une performance.
Rien dans la vie n'exige plus d'attention que les choses qui paraissent naturelles ; on se défie toujours assez de l'extraordinaire.
L'amitié demande beaucoup d'efforts, elle exige surtout de savoir offrir ce que l'on a de plus cher dans la vie : du temps !
Dans le bonheur d'autrui, je cherche mon bonheur.
Le bon moment pour rire : chaque fois que l'on peut.
La vie des morts consiste à survivre dans l'esprit des vivants.
Le bonheur tout à fait non partagé ne peut guère être appelé bonheur ; ça n'a pas de goût.
La littérature, et même le roman qui est d'expression plus libre, finissent par être soumis à des règles, à des conventions qu'il faut de temps en temps secouer pour y réintroduire la vie.
La vie est une échelle, les uns montent, les autres descendent.
La sagesse fait le bonheur de tous.
C'est dans l'éternité que, dès à présent, il faut vivre. Et c'est dès à présent qu'il faut vivre dans l'éternité. Qu'importe la vie éternelle, sans la conscience à chaque instant de cette durée.