Le sens littéral de ce proverbe est très simple et direct : si l'on ne reçoit aucune communication ou aucune information, cela doit être interprété comme un signe que tout va bien.
Au-delà de son sens premier, ce dicton exprime une idée plus générale : l'absence d'information, surtout dans une situation où l'on pourrait s'attendre à recevoir de mauvaises nouvelles rapidement, est symboliquement une confirmation de l'état normal et positif. Il symbolise le souhait que l'absence de perturbation soit synonyme de tranquillité et de sécurité.
Ce proverbe est généralement utilisé pour rassurer quelqu'un qui s'inquiète du manque de nouvelles d'un proche (voyageur, malade, enfant en colonie, etc.) ou pour s'appliquer à soi-même cette règle afin d'éviter l'inquiétude inutile. Il est souvent prononcé lorsque :
La leçon principale à retenir est celle de l'optimisme et de la patience. Le proverbe nous encourage à ne pas imaginer le pire en l'absence de communication et à faire confiance au fait que si quelque chose d'important ou de grave était arrivé, nous en aurions été informés. Il prône l'apaisement face à l'incertitude.
Le proverbe est construit sur un parallélisme très simple : "Pas de A, bonnes nouvelles". Il utilise une forme elliptique (il manque le verbe « il y a » ou « avoir ») qui lui donne un rythme incisif et mémorable. Sa brièveté et son rythme ternaire (pas de nouvelles / bonnes / nouvelles) contribuent à son efficacité et à sa popularité.
En résumé, l'absence d'information doit être perçue comme un soulagement, car les événements négatifs ou urgents sont généralement porteurs de messages rapides. C'est une invitation à la sérénité en attendant que la situation évolue ou qu'une communication se fasse.
Bien que difficile à dater précisément, ce dicton reflète une sagesse populaire ancienne. L'idée est présente dans la littérature latine. On attribue souvent l'expression moderne à l'écrivain et poète britannique Jeremy Bentham (1748-1832) qui l'aurait popularisée en anglais sous la forme « No news is good news ». Son usage en français est attesté depuis longtemps, s'enracinant dans l'idée que, historiquement, les courriers rapides étaient souvent réservés aux mauvaises nouvelles (guerre, décès, catastrophe), tandis que l'absence de dépêche urgente était un bon signe.
Ce proverbe est universellement reconnu dans la culture française et dans de nombreuses cultures occidentales. Il est si ancré qu'il est souvent utilisé avec une pointe d'humour ou d'ironie lorsque l'attente devient trop longue et que le doute s'installe. C'est une formule de politesse pour clore une discussion sur une note positive concernant une situation en suspens.
L'équivalent anglais, et le plus connu, est « No news is good news ». D'autres langues possèdent des équivalents basés sur la même logique, comme en espagnol : « La falta de noticias es buena noticia », ou en italien : « Nessuna notizia, buona notizia ». La structure et la signification sont très stables d'une langue à l'autre.
Ce proverbe est lié à des idées qui encouragent la résilience ou le détachement face à l'incertitude. Il se rapproche de pensées telles que :