Putôt que le terme de patron, qui manque de complexité, je préfère ceux d'éditeur et de marchand : le premier aide à naître, le second à vivre.
Tous ceux qui ont vécu là ne sont pas nés en même temps que moi. Et les morts me disent : "Dépêche-toi de vivre !"
Combien de dactylos s'imaginent que leur patron n'est pas content d'elles, quand il ne les félicite que pour leur travail.
Le manque d'argent est tellement le mystère de ma vie, même lorsque je n'en ai pas du tout, il a l'air de diminuer. Le manque d'argent est la forme de ma captivité.
Pourquoi donc n'est-il pas possible qu'après la mort nous gardions l'apparence parfaite des vivants, si les vivants peuvent dans le sommeil se faire semblables aux lugubres morts ?
Nous croyons être affligés de la mort d'une personne, quand c'est la mort seule qui fait impression sur nous.
Il en avait vu, des choses, dans sa vie d'homme. Ce qu'il en avait vu! Le vent sec du malheur, la mort des naufragés, une inoubliable récolte de haricots rouges l'année de ses vingt ans, la main forte des dieux, l'usure des jardins, les hanches douces si douces des femmes. Et tant, tant d'autres choses!
Les plus grands jeux inventés par l'homme simulent la vie et la mort à s'y méprendre.
La jeunesse est de vivre à l'unisson des dieux.
La richesse de l'homme est dans son coeur. C'est dans son coeur qu'il est le roi du monde. Vivre n'exige pas la possession de tant de choses.
Vivre quotidiennement avec des gens qu'on méprise, passer ses jours dans une maison sale et respirer un air plein de miasmes, voilà pourtant ma destinée.
Avec un peu d'imagination, on peut très bien vivre toute sa vie en un soir.
Nous ne sommes pas des êtres humains venus vivre une expérience spirituelle, mais des êtres spirituels venus vivre une expérience humaine.
Je voulais vivre intensement et sucer la moelle de la vie. Et ne pas, quand je viendrai à mourir, découvrir que je n'aurai pas vécu.
L'innocence. Un être doux, très gentil mais qui manque un peu d'expérience.
Ici aux États-Unis, espérons-le, ce que nous construisons ne sont pas seulement des pyramides, ne sont pas des icônes pour un seul pharaon. Ce que nous construisons, c'est une culture et une façon de vivre ensemble sur lesquelles nous pouvons [...] â–º Lire la suite
Le nihilisme n'a plus les couleurs sombres, wagnériennes, splengleriennes, fuligineuses, de la fin du siècle. Il ne procède plus d'une Weltanschauung de la décadence ni d'une radicalité métaphysique née de la mort de Dieu et de toutes les conséquences qu'il faut en tirer.
Les gens peuvent vous dire quoi faire, mais finalement, nous allons tous mourir, alors comment voulez-vous vivre ?
Car la mort opportune est une consolation, pas une consternation, et qui peut à juste titre mourir n'a pas besoin de retard.
Quelle pitoyable hypocrisie de dire : elle vivra toujours dans ma mémoire ! VIVRE ? C'est précisément ce qu'elle ne fera plus.
- ... As-tu peur de la mort ? - Tu n'imagines même pas à quel point !
La mort ne donne pas de rendez-vous.
Jeune, on pense à la mort sans l'attendre ; vieux, on l'attend sans y penser.
La vie est agréable. La mort est paisible. C'est la transition qui est gênante.
Apprendre, c'est vivre dans la hantise de ne jamais atteindre son but et de perdre ce que l'on a déjà gagné.
Pour notre corps, la mort n'est qu'une lessive.
Ce qui a manqué, ce qui manque encore, c'est le capital.
Si vous voulez dire quelque chose et que les gens écoutent, vous devez porter un masque. Si vous voulez être honnête, vous devez vivre un mensonge.
Nous devons apprendre à vivre ensemble en tant que frères ou périr ensemble en tant que fous.
Je ne pourrais pas vivre sans quelque chose qui touche mon coeur. Personne ne devrait.
La poésie est une éternelle jeunesse qui ranime le goût de vivre jusque dans le désespoir.