Au sens littéral, ce proverbe évoque une scène concrète et simple : si la pauvreté (le manque d'argent et de ressources) franchit le seuil d'une maison par la porte, alors l'amour (le sentiment d'affection et l'harmonie du couple) s'échappe immédiatement par la fenêtre. Il décrit une relation de cause à effet directe et rapide : l'arrivée de la misère provoque la fuite de l'amour.
Le proverbe utilise une forte image pour exprimer qu'une situation financière difficile a le pouvoir de détruire ou d'affaiblir considérablement les liens affectifs. La porte symbolise l'entrée principale, donc l'arrivée officielle, visible et inévitable des problèmes matériels. La fenêtre, elle, symbolise une sortie discrète, facile et précipitée de l'amour qui ne supporte pas ces épreuves. La misère est plus forte que le sentiment.
Ce proverbe est généralement utilisé pour :
La leçon principale à retenir est la suivante : si l'amour est un sentiment noble, il est souvent fragile face à la dureté des réalités matérielles. Il ne suffit pas de s'aimer pour être heureux ; les conditions de vie, et notamment l'absence de soucis d'argent, sont essentielles au maintien d'une relation sereine. L'amour est nourri par la légèreté et la sécurité, qui sont menacées par la pauvreté.
Le style de ce proverbe est particulièrement efficace et imagé :
Le message central de ce proverbe est que les réalités économiques et les difficultés financières sont des facteurs de discorde et de dissolution des liens amoureux. L'amour seul, sans le soutien d'une situation matérielle décente, a du mal à survivre et à s'épanouir.
Ce proverbe est une sagesse populaire et son origine précise est difficile à dater et à localiser avec exactitude. Il est largement répandu dans la culture française et européenne depuis plusieurs siècles, témoignant d'une observation ancienne et universelle des conséquences de la misère sur la vie conjugale. Il fait partie de ces maximes qui se transmettent oralement.
Ce proverbe reflète une réalité souvent observée dans les milieux modestes ou confrontés à la précarité. Il est issu d'une culture où la stabilité matérielle (avoir un toit, de quoi manger) était une condition fondamentale de l'harmonie familiale. Il exprime le pragmatisme populaire qui, bien que romantique, reconnaît la suprématie des besoins primaires sur les sentiments.
Il existe de nombreuses variations ou équivalents qui portent la même idée :
Ce proverbe contraste avec d'autres qui mettent l'accent sur la force inconditionnelle de l'amour, mais il s'harmonise avec ceux qui soulignent l'importance de l'argent ou de la prudence :
L'étude de ce proverbe met en lumière la tension constante entre l'idéal amoureux et les dures réalités de la vie.