Les écrivains médiocres rendent leurs idées, mais ne les expriment pas.
Faire de la politique, c'est en permanence travailler pour et avec les autres. Comprendre leurs problèmes et leurs attentes, savoir les écouter et les aider, savoir aussi leur expliquer ce que l'on veut faire et les contraintes qui pèsent sur [...] â–º Lire la suite
Le succès de nombreux livres tient à l'affinité entre la médiocrité des idées de l'auteur et celles du public.
Une violence infantile mal gérée sera la logique d'une violence conjugale par déguisement et vengeance.
Les écrivains doivent connaître la grammaire comme les escrocs le code.
L'ivresse est la seule forme sous laquelle les hommes sans culture peuvent concevoir l'idéal.
J'étais un jeune homme avec des idées mal informées. J'ai jeté des questions, des suggestions, me demandant tout le temps; et à mon grand étonnement, les idées ont pris comme une traînée de poudre. Les gens en ont fait une religion.
Aux yeux du penseur tragique, toute logique - dès lors qu'elle ne se limite pas à la non-affirmation - est toujours et déjà d'ordre paranoïaque : il n'y a pas de « délire d'interprétation » qui tienne, puisque toute interprétation est délire.
C'est la seule chance que j'ai à mon niveau : la possibilité de pouvoir exprimer des idées qui peuvent par la suite aider des gens à se sentir moins seuls.
Les médiocres sont très utiles, pourvu qu'ils sachent se tenir dans l'ombre, tels les zéros placés derrière les vrais chiffres.
La connaissance vient par les livres. La croyance par les apôtres.
La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les meilleurs esprits des siècles passés.
Quel est l'enseignement essentiel que doit recevoir l'enfant sinon celui qui fera qu'il possède la connaissance de la réalité humaine universelle ?
Quelque déprimé que je sois, je n'ai pas l'habitude d'abandonner un projet sans avoir tout essayé, même l'impossible, pour arriver à mes fins.
C'est une chose cocasse que la vie - cette mystérieuse disposition d'une logique implacable dans un dessein futile. Le mieux que l'on puisse en espérer est une certaine connaissance de soi - qui vient trop tard - et une moisson de regrets inapaisables.
L'homme de science ne vise pas un résultat immédiat. Il ne s'attend pas à ce que les idées qu'il avance soient facilement acceptées. Son travail est comme celui d'un cultivateur, pour l'avenir. Son devoir est de jeter les bases pour ceux qui sont à venir et de montrer la voie. Il vit, travail et espère.
Avoir connaissance d'un fait n'est pas avoir le droit de le publier. Et savoir un fait n'est pas en avoir la connaissance.
Le terrible des mauvaises idées, c'est que peu à peu les mauvais esprits se familiarisent avec elles.
Ceux qui, sans aucune connaissance préalable de nous, pensent mal de nous, ne nous font aucun mal ; ils ne s'attaquent pas à nous, mais au fantôme de leur propre imagination.
L'amitié... Une invention des hommes pour dominer leur vieille peur de la femme.
L'Académie existe par les écrivains. Le lustre justifié dont elle éclate aux yeux du monde lui vient parfois beaucoup moins des écrivains qui la composent que des écrivains qui sont en dehors d'elle.
En matière de sentiment, le manque de logique est la meilleure preuve de la sincérité.
Les idées générales et abstraites sont la source des plus grandes erreurs des hommes.
La logique des passions renverse l'ordre traditionnel du raisonnement et place la conclusion avant les prémisses.
Il y a dans le scandale recherché quelque chose d'à ce point vulgaire que la bonne grosse hypocrisie des familles prend figure d'une conduite de qualité.
Les écrivains sont des gens étranges qui font leur deuil des choses qu'ils n'ont pas encore perdues.
Il est toujours facile d'être logique. Il est presque impossible d'être logique jusqu'au bout.
La connaissance est le premier stade de la sagesse.
Le monde marche sur une sorte d'antiaméricanisme, qui blesse nos idées raffinées.
Il n'y a que les esprits légers pour ne pas juger sur les apparences. Le vrai mystère du monde est le visible, et non l'invisible.
Rappelez-vous tout simplement qu'entre les hommes il n'existe que deux relations : la logique ou la guerre.