La médecine n'est pas une affaire de science : c'est une affaire de veine.
La maladie, Calliope, travaille à la fois le champ de la vie et celui de la mort. Elle nous fait peur, elle nous égare, mais l'existence n'est-elle pas troublante, exigeante comme le petit enfant. La maladie est vigilante, elle nous prévient, elle sait combien le mal est nécessaire et secourable au bien.
Une femme qui n'a jamais vu son mari pêcher à la ligne ne sait pas quel homme patient elle a épousé.
A la cour, mon fils, l'art le plus nécessaire N'est pas de bien parler, mais de savoir se taire.
Il faut lever le couvercle de la marmite pour savoir ce qui bout dedans.
La chose la plus difficile est de savoir comment dépeindre quelqu'un qui est si connu que les gens se souviennent encore de lui d'une manière très précise.
Peut-être avons nous perdu dans nos relations avec les enfants quelque chose de fondamental, sans savoir quoi au juste.
Toute la vie est une affaire de choix. Cela commence par : "la tétine ou le téton ?" Et cela s'achève par : "Le chêne ou le sapin ?"
On me demande constamment comment garder un pied dans deux mondes contrastés - l'un dans l'industrie du divertissement, fondé sur la richesse et l'indulgence, et l'autre dans le travail humanitaire. Pour moi, c'est moins une question de savoir comment faire cela, et plus une question de savoir comment ne pas le faire ?
La science ne saurait être rendue responsable de l'illusion des imbéciles qui prétendent, on ne sait pourquoi, qu'elle doit assurer leur bonheur.
Le savoir est le pouvoir.
Si la théorie devait attendre l'expérience, elle ne verrait jamais le jour.
Ce que l'Ecriture annonce touchant les peines corporelles des âmes des damnés, à savoir qu'elles seront tourmentées par le feu de l'enfer, doit être entendu littéralement.
L'art c'est la science faite clair.
La névrose n'est pas une maladie mais une souffrance, qui peut se transmettre de génération en génération tant qu'on n'a pas compris de quoi il s'agissait. Un petit événement caché, honteux, dans la vie de quelqu'un peut aussi gâcher la vie de ses descendants.
Un professeur doit croire à la valeur et l'intérêt de la matière qu'il enseigne comme un médecin croit à la santé.
La nature ne semble guère capable de donner que des maladies assez courtes. Mais la médecine s'est annexée l'art de les prolonger.
Il faut savoir douter où il faut, se soumettre où il faut, croire où il faut.
Loin de se dilater, tout esprit se contracte Dans les immensités de la science exacte.
Etre con est tout à fait supportable tant qu'on l'est suffisamment pour ne pas savoir qu'on l'est.
L'économie c'est la science du sordide, non de la pureté.
Ni l'ignorance n'est défaut d'esprit, ni le savoir n'est preuve de génie.
La science n'est rien de plus que l'exploration d'un miracle que nous n'arrivons pas à expliquer, et l'art l'interprétation de ce miracle.
L'audace vaut mieux en toute affaire quand on veut réussir, surtout à l'étranger.
La psychanalyse s'adresse à une théorie du sujet, alors que le biologiste ne peut qu'établir une théorie des conditions d'existence du sujet, de son évolution etc...
La plus grave maladie du cerveau c'est de réfléchir.
Il y a un culte de l'ignorance aux États-Unis, et il y en a toujours eu. La tension de l'anti-intellectualisme a été un fil conducteur constant dans notre vie politique et culturelle, nourrie par la fausse idée que la démocratie signifie que « mon ignorance est aussi bonne que votre savoir ».
Il est difficile de conduire à la limite, mais il est plus difficile de savoir où sont les limites.
L'économie est la science de l'aménagement onéreux du monde extérieur.
Oser lutter, savoir vaincre.
Les américains ont une maladie grave - pire que le SIDA : Le complexe du gagnant.