Tel est le sort fâcheux de tout livre prêté, Souvent il est perdu, toujours il est gâté.
Le lecteur en sait plus long sur un livre que son auteur lui même.
Le curieux sujet du livre qui est aujourd'hui offert au public, c'est justement l'impossibilité d'être quoi que ce soit de précis pour un juif tunisien de culture française
Un livre où la sexualité n'a pas sa place me paraît étrange.
On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux : par espérance, par impatience. Sous l'effet d'un désir, sous l'erreur invincible d'un tel désir : trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.
O qu'il est doux de plaindre le sort d'un ennemi quand il n'est plus à craindre !
Tout sort de l'Un et doit rentrer en l'Un,S'il ne veut pas être duel et tomber dans le multiple.Comme l'unité est incluse dans chaque nombre,De même Dieu, l'Un, est partout dans les choses.Dix est le nombre souverain : il naît de l'Un et du Rien,C'est quand Dieu et la créature se rencontrent qu'il advient.
Qui livre un plus rude combat que celui qui s'efforce de se vaincre soi-même ?
La lecture d'un poème, quel que soit son auteur, me réconcilie avec moi. L'écoute d'une symphonie me réconcilie avec les autres : c'est pourquoi je ne vais au concert que six ou sept fois par an.
Un bon livre se retrouve toujours entre les mains d'un lecteur libre. Sinon il n'y reste pas longtemps, car le mauvais lecteur cherche à se débarrasser de tout ce qui ne ressemble pas à ce qu'il a déjà lu. Un livre-pute n'est jamais loin de devenir un livre-culte.
Il me dit que son livre s'appelait le livre de sable, parce que ni ce livre ni le sable n'ont de commencement ni de fin.
Le voyage est une espèce de porte par où l'on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.
On vit... comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore... chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on [...] ► Lire la suite
J'ai toujours pensé que le vrai manuel de l'élève était son professeur.
Ce livre est une bouteille à la mer qui enferme mon passé avec lui
Un bon livre peut enrichir de l'expérience de plusieurs siècles.
Que l'on considère, par exemple, le Coran; ce méchant livre a suffi pour fonder une grande religion, satisfaire, pendant douze cent ans le besoin métaphysique de plusieurs millions d'hommes; il a donné un fondement à leur morale, leur a inspiré [...] ► Lire la suite
Le problème de «Voyage au bout de la nuit» de Céline est que ce livre est dangereux. Une fois qu'on l'a lu, qu'est-ce qu'on lit après?
L'amour est comme un grand livre : si on tourne les pages trop vite, on arrive à la fin sans rien avoir compris !
Car le sort a donné à l'homme cette faculté: le courage de tout supporter jusqu'à la fin.
Je me souviens encore de mon ahurissement lorsque, pour la première fois au Québec, j'ai vu à une vitrine de librairie un livre dont le titre était Nous autres nègres blancs d'Amérique.
Les boeufs ? Les flics, si vous préférez. Oui, car si chez nous le flic est un poulet, au Québec c'est un boeuf. Et en Angleterre, c'est un pig, un cochon. C'est comme ça. Nous n'avons pas la même lecture zoomorphique du représentant de l'ordre.
L'histoire de l'industrie est le livre ouvert des facultés humaines.
Le livre est l'ami de la solitude.
La conscience est une belle-mère qui ne sort jamais de chez vous.
Quand on sort de la piscine et qu'il fait froid, on a l'impression d'être un légume mal décongelé.
La haine, pour celui qui ne s'y livre pas, est un peu comme l'odeur de l'ail pour celui qui n'en a pas mangé.
Il y a presque toujours dans un livre médiocre de quoi en faire un bon.
Un livre nous déplaît partout où il nous ressemble.
A force d'aimer un livre on finit par se dire qu'il vous aime.
Souvent, une perte terrible vient nous rappeler ce à quoi on tient le plus. Parfois, on sort plus fort de cette épreuve, plus avisé, mieux armé pour faire face à la prochaine grosse catastrophe. Parfois, mais pas toujours.