Prendre un enfant par la main Pour l'emmener vers demain, Pour lui donner la confiance en son pas, Prendre un enfant pour un roi.
L'humanité gémit, à demi écrasée sous le poids des progrès qu'elle a faits. Elle ne sait pas assez que son avenir dépend d'elle.
Lou a fait un bruit humain ! Lou a émis un gargouillement dans sa gorge, un distinct signe de plaisir. Je suis aussi excitée que Newton et sa pomme. Bébé Lou n'est plus animale, elle est enfin entrée dans le royaume des enfants.
L'éducation peut tout : elle fait danser les ours.
Satan lui aussi est partout. Et il est d'abord en nous-même.
Il faut plus de courage pour changer son point de vue que lui rester fidèle.
Elle entendait au loin son mari qui jouait imperturbablement de son livre ; ses doigts ne se lassaient jamais des anciens chants. En secret, elle souhaita que revienne un jour où il passerait autant de temps à l'étreindre et à la caresser comme une petite harpe qu'il en consacrait à ses invraisemblables livres.
La nuit est comme un sanctuaire, elle porte à l'intimité.
La société pardonne souvent au criminel, jamais elle ne pardonne au rêveur.
Quand un homme, la corde au cou, passe près d'un homme tué, il change de démarche et rend grâce à Allah du sort que le Tout-Puissant lui a réservé.
Plus une chose est parfaite, plus elle est susceptible de bons et de mauvais traitements.
Le Pape se couronne seul, s'oint lui-même du Saint Chrême, et à genoux révère sa personne tout à la façon des vieux empereurs romains.
Croyez-vous qu'un seul bébé accepterait de naître si on lui exposait ce qui l'attend ?
Si la douceur était un geste, elle serait caresse.
Quiconque a Dieu avec lui n'est jamais moins seul que quand il est seul.
La saison venue, la chenille tisse un cocon autour d'elle-même et elle devient cacahuète.
- Louis, je ne sais pas combien de fois il faudra que je te le dise, mais Chuck et moi ça ne peut pas marcher. - T'en es vraiment sûr ? - J'en suis sûr, tout comme lui et tu devrais [...] â–º Lire la suite
Maintenant, à l'approche de la quarantaine, j'essaie de contrôler un peu l'affaire. Si je ne veux pas que mon corps prenne son indépendance, il faudrait qu'entre lui et moi s'installe ce qu'on appelle communément "le sport" ! Chez moi, ce n'est pas une évidence.
Tant va l'autruche à l'eau qu'à la fin elle se palme.
La douceur a fait pacte avec la vérité ; elle est une éthique redoutable.
Un sportif en 15 années de travail arrive parfois à prendre une seconde. Un assassin, c'est le contraire, en une seconde il peut prendre 15 ans.
La douceur est une énigme. Incluse dans un double mouvement d'accueil et de don, elle apparaît à la lisière des passages que naissance et mort signent.
L'amour vous fait courir, vous ne vous arrêtez plus ! Oui, l'amour c'est ça : prendre ses jambes à son cou.
Celui qui nie sa propre vanité la possède généralement sous une forme si brutale qu'il ferme instinctivement les yeux devant elle pour ne pas avoir à se mépriser.
Pour devenir populaire, une idée doit s'incarner dans un héros, prendre un visage et même un corps humain. Bref, elle doit cesser d'être une idée.
Le dab, d'entrée, elles me le portraiturent à la fiente, elles lui crèvent les yeux en effigie avec des épingles rouillées. Elles savent mitonner la fausse confidence, saler tout ça, poivrer comme il faut. Une science très au point.
Nous devons faire bon usage du temps dont nous disposons. C'est simple. Nous devons nous réveiller tous les jours, sachant que ce n'est pas seulement un jour ordinaire. Nous devons prendre le temps, saisir chaque jour.
La faune diminue dans les jungles, mais elle augmente dans les villes.
Le Canadien français n'arrive pas à mourir à un certain passé, à ce qu'il fut dans une lointaine ascendance. Les racines de l'arbre généalogique lui dévorent la moelle.
Celui qui demande qu'on lui rase la barbe ne doit pas se fâcher si on l'égratigne.
Le seul vrai lecteur, c'est le lecteur pensif. C'est à lui que ce livre est adressé.