Il y a des jours où Dieu est si loin qu'il semble absent.
Ecrire des romans est un acte de rébellion contre la réalité, contre Dieu, contre la création de Dieu qui est la réalité.
Nul Dieu n'exauce la mère qui jure de refuser la main de sa fille.
Ce que Dieu a fait de mieux, c'est que chacun se trouve bien comme il est.
Je crois que Dieu m'a béni dans la vie avec une famille merveilleuse, une carrière réussie et un mariage heureux, et je suis toujours reconnaissante pour cette bénédiction.
Que je méprise ces philosophes, qui, mesurant les conseils de Dieu à leurs pensées, ne le font auteur que d'un certain ordre général d'où le reste se développe comme il peut !
Adieu ! Dieu sait quand nous nous reverrons.
Mon père a tué ma mère parce qu'il croyait qu'elle le trompait. Et il s'est tué deux jours après parce qu'il s'était trompé.
Il est très facile au pauvre de s'en remettre à Dieu. A qui d'autre voudriez-vous qu'il se confie ? Mais qu'il est difficile au riche d'avoir confiance en Dieu ? Toute sa fortune est là qui lui crie : Fie toi à moi.
Lorsque Dieu veut instruire de leur néant les idolâtres d'eux-mêmes, il se contente d'éterniser les adieux qu'ils disent à leur moi.
L'homme propose, Dieu dispose, la femme s'interpose.
Il serait à souhaiter que ces abominations fussent ensevelies dans un éternel oubli.
Le Moyen Âge, mon enfant, c'était une immense église comme on n'en verra plus jusqu'à ce que Dieu revienne sur terre, - un lieu de prières aussi vaste que tout l'Occident et bâti sur dix siècles d'extase qui font penser aux Dix Commandements du Sabaoth !
Puissiez-vous vivre tous les jours de votre vie.
Mais il y a des jours où l'on cueille le jour au moment flottant des possibles, au moment fragile d'une hésitation honnête, sans orienter à l'avance le fléau de la balance. Il y a des jours où l'on pourrait presque.
L'idée de Dieu aura fait de l'usage ! On ne voit pas par quoi la remplacer. Pourquoi alors l'homme ne ferait-il pas tout pour la garder, pour s'y cramponner ? De toute façon il ne trouvera pas mieux.
Evidemment il y a un enfer puisque la très sainte Eglise l'enseigne ; mais la miséricorde de Dieu étant infinie, je suis à peu près sûr qu'il n'y a personne dedans.
Il faut croire à la vie avant de croire en Dieu ; accepter tous les risques de la liberté pour oser le pari de la foi. Elle n'est rien si elle n'inclut la possibilité, à chaque instant éprouvée, de ne pas croire.
De la notion que l'on a de Dieu dépend de la manière de concevoir la destinée de l'homme.
Oh, Dieu ! La tyrannie terrible de la majorité.
Si dieu vient à mourir, nous élirons Saint-Nicolas à sa succession !
À force de voir tous les jours les mêmes choses, l'esprit s'y accoutume aussi bien que les yeux.
La colère, qui désire un mal sous la raison du bien, est un péché singulier.
Un désespoir d'amour n'est éternel que si l'on meurt tout de suite.
Le pire pêché envers nos semblables, ce n'est pas de les haïr, mais de les traiter avec indifférence ; c'est là l'essence de l'inhumanité.
Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer.
La fin du monde apparaîtra quand l'idée même de Dieu aura disparu. D'oubli en oubli, l'homme réussira à abolir son passé et à s'abolir lui-même.
Tout est cycle, cercle vicieux, éternel retour.
L'esprit seul c'est le Dieu des hommes... La chair seule, c'est la brute. La chair et l'esprit, c'est l'homme, un dieu qui a des instincts de brute.
Il existe un péché plus destructeur et plus enivrant que la luxure. C'est la passion du pouvoir.
Sur ce, vous pouvez croire en Dieu de deux façons, ou comme la soif croit à l'orange, ou comme l'âne croit au fouet.