Méditer en philosophie, c'est revenir du familier à l'étrange et, dans l'étrange, affronter le réel.
Des moments libres. Toute vie bien réglée a les siens, et qui ne sait pas les provoquer ne sait pas vivre.
Le théâtre permet de provoquer les gens intellectuellement.
La philosophie nous apprend à supporter sereinement le malheur des autres.
Le plus bel hommage que nous puissions rendre à un auteur n'est pas de rester attachés à la lecture de ses pages, mais plutôt de cesser inconsciemment de lire, de reposer le livre, de le méditer et de voir au-delà de ses intentions avec des yeux neufs.
L'humour est un déguisement sous lequel l'émotion peut affronter le monde extérieur.
La raison est à l'égard du philosophe ce que la grâce est à l'égard du chrétien. La grâce détermine le chrétien à agir ; la raison détermine le philosophe.
Il y a dans l'homme assez de beautés pour provoquer l'extase, comme on y trouve assez de laideurs pour vouloir le supprimer.
Le concept de guerre n'apparaît pas proprement avec l'attaque, car celle-ci n'a pas tant pour objectif absolu le combat que la prise de possession de quelque chose. Ce concept apparaît d'abord avec la défense, car celle-ci a pour objectif direct le combat, parer et combattre n'étant évidemment qu'une seule et même chose.
Ceux qui parlent avec mépris de la philosophie et de la vie en chambre n'ont aucun sens de ce qui est aventureux.
Le philosophe babille le bec en l'air.
La philosophie nous met au-dessus des grandeurs, mais rien ne nous met au-dessus de l'ennui.
L'histoire est la philosophie enseignée par l'exemple.
Le cinéma américain reproduit à l'infini une image héroïque de l'homme qui doit vaincre une menace extérieure pour continuer à vivre en paix.
Les premiers principes de la philosophie que j'ai appelée "consciencisme" ont donc deux aspects : tout d'abord j'affirme l'existence indépendante et absolue de la matière ; ensuite j'affirme qu'elle peut se mouvoir spontanément. En vertu de ces deux premiers principes, le consciencisme est une philosophie profondément matérialiste.
La foi, c'est prier un doute pour qu'il protège des réalités.
Contrairement aux doctrines religieuses, la philosophie ce sont les mathématiques de la morale et de l'art de vivre.
La philosophie est la fille de la poésie. Ne me demandez pas qui est le père.
Le mal est l'une de ces questions existentielles au contact de laquelle une philosophie se sait, s'éprouve.
Je viens d'une famille ordinaire - mon père est menuisier, couvreur - et nous avons toujours adoré courir ensemble.
On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser.
Quand il lut quelque part que fumer pouvait provoquer le cancer, il arrêta de lire.
Celui qui n'aime pas la paix ne peut combattre la guerre.
Pense qu'il est également honteux de se laisser abattre par les méchancetés de ses ennemis, et de se laisser vaincre par ses amis en bienfaits.
Il y a des époques où, sur son lit de mort, le philosophe peut déclarer : "Heureusement que j'ai été incompris !"
On peut aussi bien prier une sardine, ce n'est qu'une question de foi.
Etudier la philosophie a plus de chances de changer l'homme en phylloxera qu'en philosophe.
Nous devons affronter les forces de la haine avec le pouvoir de l'amour.
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
Les paroles d'amour sont comme les flèches lancées par un chasseur. Le cerf qui les a reçues continue à courir et l'on ne sait pas tout de suite que la blessure est mortelle.
Carl Denham : Ces détails ne peuvent-ils attendre ? Ne voyez-vous pas que nous avons une personnalité ? Capitaine Englehorn : M'dame. Ann Darrow : Ann Darrow. Capitaine Englehorn : Vous vous sentez prête pour ce périple Miss Darrow ? Ann Darrow [...] â–º Lire la suite