Le plus âpre et difficile métier du monde, à mon gré, c'est faire dignement le roi.
Dans un monde bâti sur des sacro-saintes certitudes, le roman est mort.
Le métier d'écrivain fait apparaître celui de jockey comme une situation stable.
Il faut aimer les gens, les objets, les traces de l'émotion pour percevoir ce monde plein d'ingéniosité et d'émotion.
Le monde entier n'est-il pas une vaste maison close dont on a perdu les registres ?
Le mot comprendre n'existe pas au théâtre. Le bonheur est que le vrai public ne comprend pas, il ressent. On peut donc tout lui montrer sans compromission et sans réticence.
Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n'est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien.
La vie est un voyage et le monde une foire où l'on ne trouve que des marchés, des jeux, des filous et de la cohue.
Le malheur avec la grande famille humaine, c'est que tout le monde veut en être le père.
Mon rêve serait une société multiculturelle, diversifiée et où chaque homme, femme et enfant serait traité de la même manière. Je rêve d'un monde où toutes les personnes de toutes les races travaillent ensemble en harmonie.
Sans amour, le monde serait inanimé.
Tout le monde veut une vie heureuse et un esprit paisible, mais nous devons assurer la tranquillité d'esprit grâce à notre propre pratique.
Je pense au fameux vers de Shakespeare où le monde est une scène dont nous ne sommes que les mauvais acteurs.
La fierté, c'est une question d'avenir en réserve, et tout le monde en a un peu, même si le passé n'a pas fait ses preuves.
Rien n'est pire au monde qu'un ouvrage médiocre, qui fait semblant d'être excellent.
Si tu veux être juste dans un monde où la justice n'existe pas, tu es victime d'une illusion.
Le monde ressemble à un logement, où l'on reçoit les voyageurs : celui qui néglige de faire les provisions dont il a besoin pour passer outre est un insensé.
Le passé c'est notre seule promenade et le seul lieu où nous puissions échapper à nos ennuis quotidiens, à nos misères, à nous-mêmes. Le présent est aride et trouble, l'avenir est caché. Toute la richesse, toute la splendeur du monde est dans le passé.
En tous pays, avant de juger un homme, le monde écoute ce qu'en pense sa femme.
Loin de moi l'idée d'affirmer que ce que tout le monde dit doit être vrai. Tout le monde est, souvent, aussi susceptible d'avoir tort que raison.
On n'apprécie rien si on ne le contemple pas ; ce qui manque au monde c'est la contemplation.
De nos jours tout le monde a forcément, à un moment ou à un autre de sa vie, l'impression d'être un raté.
A l'heure où les satellites traversent toutes les frontières, les langues, les idéologies, il est impossible de créer une société hermétique.
Je pense que le public me respecte parce que je suis pudique.
Dans un monde parfait, il n'y aurait pas de censure, car il n'y aurait pas de jugement.
Le public vient de rire aux oeuvres des auteurs comiques, mais il est bien le seul.
La pire difficulté pour l'individu créateur, c'est de réfréner l'entêtement à vouloir catégoriser le monde à son image.
Quand un homme ne dit rien alors que tout le monde parle, on n'entend plus que lui !
La société a peur du génie propre des enfants. Pas au sens de génie artistique, mais de génie sexuel au sens libidinal de désir. Les enfants expriment plus de liberté que l'adulte. Ils empêchent ou retardent la sclérose des civilisations.
Une erreur tombée dans le domaine public n'en sort jamais ; les opinions se transmettent héréditairement. Cela finit par faire l'Histoire.
En voyant quelquefois les friponneries des petits et les brigandages des hommes en place, on est tenté de regarder la société comme un bois rempli de voleurs, dont les plus dangereux sont les archers, préposés pour arrêter les autres.