Le monde jaillit des calculs de Dieu.
En l'appelant Dieu nous avons tout dit, puisque le mot Dieu ne possède aucun sens précis.
La réalité ne pardonne pas qu'on la méprise ; elle se venge en effondrant le rêve, en le piétinant, en le jetant en loques dans un tas de boue !
La réalité est à la fois multiple et une, et dans sa division elle est toujours rassemblée.
Les guerres passent. Seules les oeuvres de la culture ne passent pas. D'où mon amour de l'art. La musique, l'architecture ne sont-elles pas les forces qui montrent le chemin à l'humanité montante ? Quand j'entends du Wagner, il me semble percevoir le rythme du monde antérieur.
Le sixième jour, Dieu créa le Clown, Antonet, Pipo, Bario, Paul, Albert et François Fratellini, Little Walter, Footit et Chocolat, Grock... Le septième jour, il dut se reposer tellement il riait encore !
Il n'y a que Dieu qui puisse sans danger être tout-puissant.
Le seul qui pense que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak est Bush.
Les hommes n'ont pas d'ovules, ils ne peuvent pas donner naissance. Réféchissez une seconde et comprenez à quel point un monde dominé par les hommes est une erreur !
Connais-toi comme l'orgueil de sa création, le lien unissant la divinité et la matière ; vois une partie de dieu lui-même en toi ; souviens-toi de ta propre dignité et n'ose pas descendre dans le mal ou la bassesse.
Pour créer la femme, Dieu s'est inspiré de la contrebasse : une petite tête sur un long cou, un encombrement maximal, elle ne vibre que lorsque vous lui frottez le ventre, et émet un son qui couvre tout.
Et Dieu dit : "Le néant existe, c'est moi qui l'ai créé".
Nous portons tous en nous des lieux d'exil, nos crimes, nos ravages. Notre tâche n'est pas de les lâcher sur le monde ; c'est de les transformer en nous et en les autres.
Que dire maintenant des relations entre nous, entre le créateur et sa créature ? A vrai dire, je dois admettre que nous avons été quelquefois en froid... Il y a eu des moments où je me suis demandé : « Pourquoi diable a-t-il fallu que j'invente ce petit être détestable, pompeux et fatigant ? »
Le théâtre est le lieu où se rencontrent le monde visible et le monde invisible.
L'oeuvre d'art possède un impact sur le monde d'aujourd'hui.
Nous n'avons pas de futur. Pour tout le monde le futur parfait c'est la mort. Notre seul bien c'est le présent, la minute même ; celle qui suit n'est déjà plus à nous.
Je suis athéiste, dieu merci !
Un monde qui ne peut pas être aimé à en mourir - de la même façon qu'un homme aime une femme - représente seulement l'intérêt et l'obligation au travail.
L'amour est un signe de notre misère. Dieu ne peut aimer que soi. Nous ne pouvons aimer qu'autre chose.
C'est ignoble une collectivité, peu importe le nom que tu lui donnes : elle attend de nous des gestes, des actes. Elle nous impose le monde puis elle exige que nous fassions nos preuves.
Si Dieu existait, l'espèce humaine n'aurait jamais vu le jour !
La mort, c'est personnel. Tout le monde meurt, mais les détails sont personnels. Au fond, c'est une question de détails.
L'image est proscrite, car elle est perçue comme un affront au rôle de Dieu, considéré comme seul créateur sur terre.
Le pouvoir pense toujours... qu'il fait le service de Dieu quand il viole toutes ses lois.
Les enfants comprennent intuitivement que le monde dans lequel ils sont nés n'est pas parfait.
"Si chacun s'occupait de ses affaires", dit la Duchesse avec un grognement rauque, "le monde n'en irait que mieux."
On sait ce qu'est le monde des parieurs en Angleterre, monde plus intelligent, plus relevé que celui des joueurs.
Personne n'est exactement à sa place, Dieu merci ; une stricte justice serait intolérable.
- Vous avez une mission ? Pour me renvoyer dans le monde ? - Pour tenter de le sauver.