La souffrance ne grandit que les grands.
L'esprit n'a en lui-même que le sentiment d'une relation nécessaire dans les choses, mais il ne peut connaître la forme de cette relation que par l'expérience.
On ne guérit d'une souffrance qu'à condition de l'éprouver pleinement.
L'ambition est un sentiment extrêmement noble. Ce qui la pervertit, c'est l'obsession.
La théologie chrétienne n'a jamais encore accepté de prendre en compte le problème de la souffrance animale.
L'homme tremble à l'aspect des plus petits maux, lorsqu'il voit l'impossibilité de s'y soustraire, tandis que l'espérance, ce doux présent des cieux, qui souvent nous tient lieu de tout, éloigne sans cesse l'idée des tourments, même, les plus cruels, surtout [...] ► Lire la suite
Le clédalisme est le plaisir procuré par la souffrance à laquelle vous soumet l'objet.
Se haïr... Il ne fallait pas être le plus grand savant pour connaître que c'est la pire souffrance de l'homme.
La souffrance infligée et ressentie peut s'oublier, elle ne s'efface pas, elle est inscrite dans un livre de comptes inconnu.
Un fils ne grandit pas aux yeux de sa mère.
Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris.
Les plus grands crimes au monde ne sont pas commis par des personnes qui enfreignent les règles, mais par des personnes qui les respectent. Ce sont des gens qui obéissent aux ordres qui larguent des bombes et massacrent des villages.
Tels les hommes sortent primitivement du règne animal, - au sens étroit, - tels ils entrent dans l'histoire : encore à demi animaux, grossiers, impuissants encore en face des forces de la nature, ignorants encore de leurs propres forces ; par conséquent, pauvres comme les animaux et à peine productifs qu'eux.
Il n'arrive jamais de grands événements intérieurs à ceux qui n'ont rien fait pour les appeler à eux ; et cependant le moindre accident de la vie porte en lui la semence d'un grand événement intérieur.
Enfants de banlieue, on grandit dans la peur, celle qu'on inspire et celle qu'on éprouve.
Les grands décisions ne peuvent être prises contre un peuple.
Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu'il est absurde.
Les grandes fureurs comme les grands Whiskies requièrent une longue fermentation.
Les mauvais artistes imitent, les grands artistes volent.
Quand on y songe, les grands magasins sont un peu comme des musées.
Les grands embrasements naissent de petites étincelles.
Rarement ce que l'on n'entend pas sans peine vaut-il la peine d'être entendu.
Facile l'idéal quand rien ne nous lie, commodes les grands principes, mais la vie vécue, non rêvée, a aussi ses exigences.
Notre véritable sentiment n'est pas celui dans lequel nous n'avons jamais vacillé, mais celui auquel nous sommes le plus habituellement revenus.
Certains mots sont si grands et si vides qu'on peut y garder captives des nations entières.
Je n'ai pas besoin d'en appeler à un sentiment d'identité personnelle pour penser et agir de manière particulière et personnelle, toutes choses qui, si je puis dire, s'accomplissent d'elles-mêmes. Je pense même que le souci ou l'inquiétude qui portent à [...] ► Lire la suite
Il n'y a pas de souffrance plus atroce que celle d'aimer une femme qui vous donne son corps et qui pourtant est incapable de livrer son être véritable - parce qu'elle ne sait pas où le trouver.
Laissez-vous enflammer : que vaut la peine de vivre, sans le doux plaisir d'aimer ?
L'espérance trompée ne nous laisse souvent dans le coeur qu'un sentiment de peine.
La douleur et la souffrance sont des croix personnelles. On est toujours seul à les porter.
Le patriotisme, qui fait les grands hommes, fait aussi les grands prodiges...