C'est fou ce que ça peut faire comme impression, se sentir inutile au reste du monde. Ça vous écrase mais en même temps ça vous libère.
L'exil du temps est plus impitoyable que celui de l'espace. Mon enfance me manque plus cruellement que mon pays.
Pour avoir le temps d'écrire il faut avoir celui de rêver.
Une crème fouettée n'est pas une crème fouettée tant qu'elle n'est pas fouettée avec un fouet, tout le monde sait ça.
Nous écrivons des livres parce que nos enfants se désintéressent de nous. Nous nous adressons au monde anonyme parce que notre femme se bouche les oreilles quand nous lui parlons.
La réalité du champ de bataille est que l'on n'y étudie pas : simplement on fait ce que l'on peut pour appliquer ce que l'on sait.
En ce temps là, on mettait des photographies géantes sur les murs. Les arrêts d'autobus, les camions, les taxis. L'oeil humain n'avait jamais été autant sollicité de toute son histoire. Et on avait calculé qu'entre la naissance et l'âge de [...] ► Lire la suite
Le monde semble reposer sur la résignation de milliards d'inconnus.
Un monde qui ne peut pas être aimé à en mourir - de la même façon qu'un homme aime une femme - représente seulement l'intérêt et l'obligation au travail.
Ai-je dit que maman avait peur de qui que ce fût au monde ? Non, n'est-ce pas ! Elle n'avait pas peur non plus des mots. Derrière les mots, elle cherchait la vérité et, derrière l'altruisme, elle ne trouvait personne.
Quiconque se sent méprisé fait tout au monde pour être haï.
Mais l'isolement n'est pas possible en temps d'élections, pas plus que la solitude au milieu d'un champs de bataille.
Le Festival est un no man's land apolitique, un microcosme de ce que serait le monde si les hommes pouvaient prendre des contacts directs et parler la même langue.
Il n'y a pas de place dans la haute montagne pour le fantastique, parce que la réalité y est par elle-même plus merveilleuse que tout ce que l'homme pourrait imaginer.
Voilà l'histoire de ma vie : De petits soldats en pantalons rouges sur le fiacre en temps de pluie. La chanson sinistre du métropolitain l'axe de mon coeur.
J'ai bu comme tout le monde ! J'ai fumé beaucoup aussi... J'ai simplement arrêté quand il fallait arrêter.
Il faut être toujours ivre. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules, il faut s'enivrer sans trêve. De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous !
Je réalise que tout le monde veut ce qu'il n'a pas. Mais à la fin de la journée, ce que vous avez à l'intérieur est beaucoup plus beau que ce qui est à l'extérieur !
Le regret est inutile dans la vie. C'est dans le passé. Tout ce que nous avons c'est le présent.
Il n'est pas difficile de parler avec un être humain, d'embrasser un être humain, de se marier avec un être humain, de mettre au monde un être humain. Ce qui est difficile et seul intéressant, c'est d'avoir un être humain.
A partir du moment où quelqu'un devient conscient de soi, il a un souvenir du monde et de l'histoire de son temps dont il doit se méfier. Car, ce n'est pas un souvenir exact, c'est même la pire et la plus dangereuse des sources.
Les bons écrivains touchent souvent la vie du doigt. Les médiocres ne font que l'éffleurer. Les mauvais la violent et l'abandonnent aux mouches.
Je ressens si intensément les délices de s'enfermer dans un petit monde à soi, avec des images et de la musique et tout ce qui est beau.
L'ombre à l'horreur s'accouple et le mauvais au pire.
Pastis par temps bleu, pastis délicieux.
Essayez de quitter la terre en la laissant un peu meilleure que vous ne l'avez trouvée et quand l'heure de la mort approchera, vous pourrez mourir heureux en pensant que vous n'avez pas perdu votre temps et que vous avez fait de votre mieux.
De temps en temps, un produit révolutionnaire arrive qui change tout.
Un être humain privé de la faculté d'avoir un impact significatif sur le monde cesse d'exister.
Le temps est le seul capital des gens qui n'ont que leur intelligence pour fortune.
Il est possible que nous vivions pas tous la réalité d'un empire africain si fort, si puissant qu'il imposerait le respect à l'humanité, mais nous pouvons cependant durant notre vie travailler et oeuvrer à faire de ce projet une réalité pour une autre génération.
Un livre, c'est le seul lieu au monde où deux étrangers peuvent se rencontrer de façon intime.