C'est souvent l'évidence qui exige le plus de démonstrations.
L'air désuet, souvent ridicule que prennent si facilement nos bonheurs quand ils sont finis.
Ceux qui repoussent la pitié sont souvent les plus pitoyables.
Dans la vie on doit souvent freiner.
Une autre des illusions de la vie, celle qui veut que l'argent apporte l'indépendance, qu'on confond trop souvent avec la liberté, et que, partant, il soit un ingrédient nécessaire au bonheur.
Il peut y avoir des milliers de principes du marxisme, mais en dernière analyse ils peuvent se résumer en une phrase : la rébellion est justifiée.
Les paroles d'or sont souvent suivies d'actes de plomb.
La qualité la plus désirable chez un soldat est la constance dans le support de la fatigue ; la valeur n'est que secondaire.
L'éducation d'un enfant, on le sait, c'est souvent un combat constant entre les valeurs de la famille et celles de l'entourage.
Le coeur et la raison souvent en désaccord. Il y a des choses qu'on s'est pas dites mon frère et j'sais pas si tu préfères qu'on les garde pour nous. Mais laisse-moi t'dire "je t'aime", moi, j'emmerde l'univers, j'veux bien être ta boussole ou même ton garde fou.
L'anecdote est à l'origine de toute expérience capitale.
Ignorance et arrogance ne riment pas seulement, ils vont souvent de pair.
Les communistes s'appuient sur une riche expérience historique qui enseigne que les classes obsolètes n'abandonnent pas volontairement la scène de l'histoire.
Les défaites t'apportent beaucoup plus que des victoires. Des dernières, on en jouit, on ne les analyse pas.
Faire du théâtre exige une double aptitude : à la révolte et à l'admiration.
Il faut souvent donner à la sagesse l'air de la folie, afin de lui procurer ses entrées.
On dit beaucoup que les femmes sont volages en amour, mais on ne dit pas assez combien elles ont de constance en amitié.
Le malheur est un grand maître, qui ploie le plus souvent sous son bras d'acier les caractères les plus intraitables.
Un combattant de la liberté apprend de façon brutale que c'est l'oppresseur qui définit la nature de la lutte, et il ne reste souvent à l'opprimé d'autre recours que d'utiliser les méthodes qui reflètent celles de l'oppresseur.
Avec un escalier prévu pour la montée on réussit souvent à monter plus bas qu'on ne serait descendu avec un escalier prévu pour la descente.
L'homme de qualité exige tout de soi. C'est un souverain. L'homme sans qualité exige tout des autres. C'est un despote.
Un paradoxe fait homme, tel fut Berlioz. S'il est une qualité qu'on ne peut refuser a ses oeuvres, que ses adversaires les plus acharnés ne lui ont jamais contestée, c'est l'éclat, le coloris prodigieux de l'instrumentation. Quand on l'étudié en cherchant à se rendre compte des procédés de l'auteur, on marche d'étonnements en étonnements.
On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prend pour l'éviter.
Dix ans d'amour, cela n'est plus très exaltant. On ne se promène plus souvent sur les sommets. Il nous arrive à tous d'avoir envie de souffrir, une fois encore, le délire du commencement d'un amour.
L'écrivain est soit un ermite, soit un délinquant guidé par sa culpabilité, soit les deux... Souvent les deux.
Il y a souvent plus de vice à effleurer le mal qu'à le pratiquer franchement.
Beaucoup de ceux qui ont lu des livres marxistes sont devenus des renégats de la révolution, tandis que les ouvriers analphabètes saisissent souvent très bien le marxisme.
Le désir de paraître habile empêche souvent de le devenir.
Que fait-on dans la rue, le plus souvent ? On rêve. C'est un des lieux les plus méditatifs de notre époque, c'est notre sanctuaire moderne, la Rue.
Il faut que la peinture qui a si souvent sommeillé dans des mausolées dorés et dans des cercueils de verre sorte prendre l'air, fume une cigarette, boive une bière.
On rencontre souvent sa destinée par les chemins qu'on a pris pour l'éviter.