Vivre signifie : croire et espérer, mentir et se mentir.
Je suis trop fier pour croire qu'un homme m'aime. Cela supposerait qu'il sache qui je suis.
On a beau se jurer qu'on n'agira jamais comme sa mère, un jour ou l'autre, l'inexorable mimétisme se met en marche.
A la guerre, il n'est pas permis de se tromper deux fois.
Ne pas croire qu'une chose existe parce qu'il serait trop horrible qu'elle n'existât pas. Il n'y a pas de preuve par l'horrible.
Il n'existe que deux espèce de folies contre lesquelles on doit se protéger. L'une est la croyance selon laquelle nous pouvons tout faire. L'autre est celle selon laquelle nous ne pouvons rien faire.
On croit en Dieu parce qu'on a été conditionné à croire en Dieu.
Je ne me sens pas obligé de croire que le même Dieu qui nous a dotés de sens, de raison et d'intellect a voulu que nous renoncions à leur usage.
Rien de grand n'a jamais été fait sauf par ceux qui ont osé croire qu'ils avaient en eux quelque chose de supérieur aux événements.
Ce qui nous détruit le plus efficacement n'est pas un destin malin mais notre propre capacité à nous tromper et à nous dégrader.
On pourrait croire que la première censure à laquelle nous sommes confrontés dans notre vie concerne le sexe. Faux. Elle concerne la condition animale. Les enfants n'ont pas le droit de voir ni de savoir ce qui se passe dans [...] â–º Lire la suite
La foi : une croyance absurde dans l'éventualité de l'improbable.
On peut tromper tout le monde, on n'échappe pas à son propre regard.
Il faudrait être sot pour croire que l'on meurt à cause d'une déficience qui nous est personnelle, ce sont les autres qui nous tuent par leur entêtement à vivre...
C'est l'appartenance à un camp - la position décentrée - qui va permettre de déchiffrer la vérité, de dénoncer les illusions et les erreurs par lesquelles on vous fait croire - les adversaires vous font croire - que l'on est [...] â–º Lire la suite
La vérité des hommes est essentiellement relative, aussi il faut y croire et l'aimer quand même.
Nous voulons aller de l'avant, assurément, mais sans, pour autant, renier notre passé, sans tourner le dos à celles de nos formes de civilisation qui constituent notre originalité et dont le monde a grand besoin, nous le savons.
Le débat religieux n'est plus entre religions, mais entre ceux qui croient que croire a une valeur quelconque, et les autres.
Chaque jour est une nouvelle expérience et chaque expérience doit faire espérer un nouveau jour.
La littérature reste une des meilleures garanties pour espérer une sorte de progrès dans nos sociétés hypertechniques.
On se refuse de croire aux sottises des hommes intelligents ; quelle entorse aux droits de l'homme !
Il faut croire d'abord. Il faut croire avant toute preuve, car il n'y a point de preuve pour qui ne croit rien.
On dit que croire au destin, c'est renoncer à son libre arbitre ; que la persévérance ne permet pas de contrer le sort auquel nous sommes destinés. Alors qu'en réalité, la seule partie du destin qu'on peut vraiment contrôler, c'est ce que l'on décide d'infliger aux autres.
Aimer ou faire semblant d'aimer, où est la différence, du moment que l'on parvient à se tromper soi-même ?
On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont encore la raison.
Ne laissez personne vous faire croire que dieu a choisi l'Amérique comme sa force divine, messianique, pour être une sorte de gendarme du monde entier.
Comme on peut se tromper sur la véritable personnalité des êtres ! Il suffit parfois de s'attacher à un détail pour que s'édifie autour un personnage imaginaire.
On part, un jour, parce que l'on veut croire qu'un regard peut triompher des bornes de la pensée.
Notre savoir consiste en grande partie à "croire savoir ", et à croire que d'autres savent.
Ne désirer que ce qu'on a, c'est avoir tout ce qu'on désire.
Car le journaliste est l'adversaire du communicant. Son rôle consiste à arracher les costumes et à déconstruire les sourires. Pour cela, il faut oser toutes les questions et exiger toutes les réponses.