Les étoiles sont au ciel comme les lettres dans un livre.
Toute vraie connaissance de Dieu commence par la reconnaissance du fait qu'il est caché.
Mon livre doit être écrit dans l'ivresse d'une émotion qui rende inutile l'exercice de la volonté. C'est le fruit d'une région de l'être ou l'émotion triomphe.
Rétrospectivement, il me semble que des épisodes de mon enfance ont ressemblé à un roman policier.
La connaissance des êtres, l'étude de leur comportement est le commencement de la sagesse.
C'est dur de dédicacer un livre à quelqu'un que vous ne connaissez pas.
Ecrire des lettres d'amour est, certes, un travail peu sérieux et sans grande importance économique. Mais si plus personne ne l'exerçait, si personne ne rappelait à cette vie combien elle est pure, elle finirait par se laisser mourir.
La méconnaissance du droit ne dispense pas de devoir rendre des comptes. Mais la connaissance en dispense souvent.
Ce n'est pas dans les étoiles de tenir notre destin mais en nous-mêmes.
Un livre n'est excusable qu'autant qu'il apprend quelque chose.
Peu importe ce que les jeunes lisent : c'est le 'muscle' de la lecture qu'il faut faire travailler et personne n'a pas besoin de débuter avec Marcel Proust.
Il n'y a pas de si mauvais livre où l'on ne puisse apprendre quelque chose.
Il y a autant de lettres dans Femme que dans Amour !
J'ai étudié le cinéma à l'université donc j'avais une approche très classique du cinéma. J'ai étudié tous ces films muets, puis les films des années 1940, la Nouvelle Vague, les derniers films hollywoodiens. Maintenant, je me rends compte, en tant [...] â–º Lire la suite
Je ne vois point d'autre mesure d'une connaissance que la puissance réelle qu'elle confère. Je ne sais que ce que je sais faire.
La connaissance est un outil, et comme tous les outils, son impact est entre les mains de l'utilisateur.
Le fantasme aide à passer n'importe quel temps de veille ou d'insomnie ; c'est un petit roman de poche que l'on peut ouvrir partout sans que personne y voie rien.
Quel beau livre ne composerait-on pas en racontant la vie et les aventures d'un mot !
Le plus souvent ce qu'ils vous veulent, les épistoliers, que vous vous penchiez avec respect sur un livre qu'ils ont écrit, l'histoire de leur existence. Unique, certes, comme toutes les existences ! Leurs pérégrinations sexuelles ! Surtout les dames, ça [...] â–º Lire la suite
Deux choses me paraissent stupides : les cieux étoilés infinis et le sens du bien et du mal chez l'homme.
Aime le travail, fuis la dignité, et ne fais pas connaissance avec les princes.
La théorie est une connaissance qui ne fonctionne pas. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que vous ne savez pas pourquoi.
L'essai donne un état du réel structuré par un raisonnement tandis que le roman est mouvant, il rend ce que la vie a de contradictoire, d'incohérent, de changeant.
Il y a presque toujours dans un livre médiocre de quoi en faire un bon.
L'honnête épouse, au moment où elle se livre à son honnête époux, est dans la même position que la prostituée au moment où elle se livre à son amant.
La nuit, toute chose prend sa forme et son vrai aspect. De même qu'on ne distingue que la nuit les étoiles du ciel, on aperçoit alors sur la terre bien des choses qu'on ne voit pas le jour.
Il en va de la lecture comme de toute débauche : fuite en avant, enfoncement sans fin.
Écrire est un acte. Le livre est le résultat d'une liaison, d'un désir, d'un rapport. Il s'agit de sexualité.
Le roman prend corps pour ensuite se vêtir. Prenant âme; la poésie demeure nue.
Le livre n'est pas une entité isolée : il est une relation, il est l'axe d'innombrables relations.
La lecture d'un poème, quel que soit son auteur, me réconcilie avec moi. L'écoute d'une symphonie me réconcilie avec les autres : c'est pourquoi je ne vais au concert que six ou sept fois par an.