Il y a des écrivains qui ne parlent que de leur difficulté, de leur douleur. Si j'écris c'est parce que j'ai envie d'écrire.
Depuis que j'ai la télé, je mange mieux. Non pas parce que ma femme cuisine mieux, mais tout simplement parce que je ne regarde pas ce qui est dans mon assiette.
Je me souviens d'une époque où tous ceux que j'aimais me détestaient parce que je les détestais.
A force de chercher de bonnes raisons, on en trouve ; on les dit ; et après on y tient, non pas tant parce qu'elles sont bonnes que pour ne pas se démentir.
Mes filles voulaient être des Avengers. Maintenant elle veulent travailler dans la santé parce que « ce sont les vrais héros ». Mouais, dans 20 ans, qui sera là pour vaincre le méchant CGI sur fond de musique épique ? Je ne suis pas censé dire ça mais les enfants sont stupides.
L'Homo sapiens est masochiste : il savoure la douleur sous de nombreuses formes.
Je suis très paresseux, et comme tous les paresseux, je travaille énormément parce que je ne sais pas m'organiser. (...) Je travaille un peu tout le temps, de façon jamais très organisée, j'essaie de temps en temps, puis j'oublie et j'abandonne.
Tel est le sort fâcheux de tout livre prêté, Souvent il est perdu, toujours il est gâté.
Je pense qu'ils avaient peur de moi parce que j'étais différente.
Si vous êtes un livre ouvert, il n'y a aucune allure.
Un livre qui passe à la télévision est un livre menacé, parce que la télévision transforme le livre en spectacle.
Le livre détaille sa découverte de l'informatique dans la banlieue de Melbourne, sa passion pour les commutateurs de téléphone, ses bidouillages pour ce faire remarquer par la communauté du hacking de l'époque.
Toutes les passions sont exagératrices et elles ne sont des passions que parce qu'elles exagèrent.
Une religion n'existe pas sans croyants. Un texte ne devient sacré et éventuellement dangereux que parce qu'un lecteur fanatique décide d'appliquer au premier degré ce qui est écrit dans son livre de chevet.
Il y a deux façons de gérer la douleur : vous pouvez la laisser vous détruire ou vous en servir comme carburant pour vous conduire.
Etre libre et seul, c'est oublier le temps présent. C'est retrouver en soi un univers à part qui vous appartient en propre et que vous n'avez livré à personne.
Toutes les vérités ne se peuvent pas dire : les unes parce qu'elles m'importent, et les autres parce qu'elles importent à autrui.
Est-ce qu'avec la civilisation, le progrès technique, la douleur augmente également ? De quels repliements sont faites certaines folies ?
Il faut accepter l'amour avec tout son cortège de souffrances, parce que l'amour ne vient pas sans souffrance, et c'est par là qu'il est grand !
Peut-être que je ne me considère vraiment comme un homme intelligent que parce que, de toute ma vie, je n'ai jamais pu commencer ni finir quoi que ce soit.
Vieillir à tout de même des avantages. Je ne peux plus lire les graduations de ma balance.
Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu'amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux [...] ► Lire la suite
Spero Speroni explique admirablement comment un auteur qui écrit très clairement pour lui-même est souvent obscur pour ses lecteurs. " C'est, dit-il, parce que l'auteur va de la pensée à l'expression, et le lecteur de l'expression à la pensée."
Mais pourquoi on est contrôlé dix-sept fois [lorsqu'on est noir ou arabe] ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait.
L'univers est une espèce de livre dont on n'a lu que la première page, quand on n'a vu que son pays.
Comment susciter l'envie de lire ? La réponse est simple : par tous les moyens, car ils sont tous bons.
J'ai quitté Paris et même la France, parce que la tour Eiffel finissait par m'ennuyer trop.
J'ai une tante, qui, quand elle vous sert quelque chose dit toujours « Tu m'dis stop ». Ma tante dirait « Dites stop », et bien sûr, on ne le fait jamais. On ne dit jamais stop, parce qu'il y [...] ► Lire la suite
La douleur est une bonne source d'inspiration, et que les zones d'ombre du passé montrent au stylo la direction.
Accouchement : Une telle douleur devrait être suffisante pour sauver le monde pour toujours.
Je m'en fous que ça aille mieux demain. Je veux que ça aille mieux tout de suite, maintenant. Je veux les faire souffrir comme ils nous font souffrir, même plus. Je veux qu'ils ressentent ma souffrance parce que franchement c'est tout ce qu'il me reste à offrir.