Qui vole est un voleur. Sauf quand il a faim. Qui tue est un assassin. Sauf quand il sauve le monde. Les terroristes, voleurs d'idéologies, n'ont jamais sauvé personne.
Chacun de nous sent d'instinct que les plus beaux sentiments du monde ne valent pas une seule bonne action.
Crie « Au secours ! », tout le monde viendra t'en demander.
Chaque fois qu'un homme meurt, c'est pour lui la fin du monde et le jugement dernier.
Ce n'est pas le manque ni la privation qui donne du désir : on ne manque que par rapport à un agencement dont on est exclu, mais on ne désire qu'en fonction d'un agencement où l'on est inclus.
Le vrai écrivain n'est pas celui qui raconte des histoires, mais celui qui se raconte dans l'histoire. La sienne et celle, plus vaste, du monde dans lequel il vit.
C'est peut-être cela, l'idée contenu dans la proposition de Thoreau: le salut du monde passe par l'état sauvage.C'est peut-être cela, le sens caché du hurlement du loup, bien connu des montagnes, mais rarement perçu par les humains.
Il y a l'autre fainéant, le fainéant bien malgré lui, qui est rongé intérieurement par un grand désir d'action, qui ne fait rien parce qu'il est dans l'impossibilité de rien faire, puisqu'il est comme en prison dans quelque chose.
Je n'aime pas les rêves ou la réalité. J'aime quand les rêves deviennent réalité parce que c'est ma vie.
Sans l'homme et son potentiel de progrès moral, toute la réalité ne serait qu'un désert, une chose en vain, et n'aurait pas de but final.
La lecture des évangiles produit d'abord un choc en ma subjectivité, puis, au contact de ces textes, je découvre que Jésus enseigne le désir et y entraîne. Je découvre que ces textes de deux mille ans ne sont pas en contradiction avec l'inconscient des hommes d'aujourd'hui.
Faut-il se contenter du monde comme il est et de l'Histoire comme elle vient ?
Tout le monde est beau, à vingt ans. Après, on a la tête qu'on mérite.
Le désir est notre plus vivace ennemi.
Nous vivons dans un monde où des activités de plus en plus nombreuses et pressantes concurrencent toujours plus durement celle qui consiste à se préoccuper de la poésie, que ce soit dans les livres ou dans le rapport à soi.
Le talent de tourner un compliment dans le beau monde pourrait se définir ainsi : l'art de tirer quelque chose de rien. Aussi ce talent fait-il toujours plus d'honneur à l'artiste qu'au sujet.
L'épée est l'axe du monde et la grandeur ne se divise pas.
Le monde des hommes est un monde en accélération constante.
Ne perds pas ton temps à répéter que le monde te doit quelque chose. Le monde ne te doit rien. Il était là avant toi.
Etant donné que nous vivons dans un monde corrompu par l'argent, ce qui est gratuit est bon à prendre.
En tant que femme, je n'ai pas de pays. En tant que femme, mon pays est le monde entier.
Si le monde explose, la dernière voix audible sera celle d'un expert disant que la chose est impossible.
Parler, c' est abuser ; penser, c'est usurper. La voix sert à se taire et l'esprit à ramper. Le monde est à plat ventre, et l'homme, altier naguère, Doux et souple aujourd' hui, tremble. -Paix ! dit la guerre.
Dieu murmure dans nos moments de joie, mais tonne dans nos souffrances. La souffrance est son mégaphone pour réveiller un monde engourdi.
Le monde du rêve a sans doute des secrets que les gens de la réalité ne sauraient voir.
Celui qui veut régner sur le monde doit d'abord apprendre à régner sur lui-même.
Je préfère le jargon honnête de la réalité aux mensonges éhontés des livres.
Ce ne sont pas les gens qui ne me comprennent pas, c'est moi qui me retire du monde petit à petit, et c'est une solution qui n'est pas une solution.
La scène est une image du monde où jouent les spectateurs.
Le monde moderne est plein d'hommes qui s'en tiennent aux dogmes si fermement qu'ils ignorent même que ce sont des dogmes.
C'est ça l'amour, tout donner, tout sacrifier, sans le moindre désir d'obtenir quoi que ce soit en retour.