L'oeuvre d'art, quand elle est vraiment belle, est quelque chose de complet, d'achevé.
Si quelqu'un nous dit qu'il voit les choses autrement que nous, qu'il trouve beau ce que nous trouvons laid, nous pouvons être amenés à quitter la pièce par ennui ou par embarras ; mais c'est là faiblesse et défaut de [...] â–º Lire la suite
La perfection totale de l'oeuvre qui est un tout, un univers en soi et qui vous fait écrier : "Il doit y avoir un Dieu ! C'est Dieu qui s'exprime par cette oeuvre !" C'est si totalement inexplicable, la perfection...
Une oeuvre où il y a des théories est comme un objet sur lequel on laisse la marque du prix.
Concevez toujours une chose en la considérant dans un contexte plus large - une chaise dans une pièce, une pièce dans une maison, une maison dans un quartier, un quartier dans une ville.
La poésie ne rythmera plus l'action, elle sera en avant.
Cannes est tout ce que le cinéma est: glamour et rigueur, bêtise et sérieux, sexuel et cérébral, excessif et raffiné, art et business, le ridicule et le sublime.
Dans notre monde de certitudes, seul l'art contemporain permet de douter. Ouf !
Chaque grand artiste a sa vérité.
Les esprits pauvres ou mornes trouvent toujours une désillusion auprès d'un homme illustre : il nous faut une imagination vive pour restituer à celui que nous contemplons l'atmosphère de son oeuvre ; mais une âme de feu transfigure tous ses objets.
La poésie est élément. Elle est irréductible, incorruptible et réfractaire. Comme la mer, elle dit chaque fois tout ce qu'elle a à dire.
Le temps est le grand art de l'homme.
Le grand art d'être heureux n'est que l'art de bien vivre.
Un artiste a des comptes à rendre à la postérité mais pas à ses contemporains.
L'amour est muet, dit Novalis ; seule la poésie le fait parler.
Si l'on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente.
Regarder, c'est être peintre. Souffrir, c'est être poète. De l'union de la plastique et de l'âme on peut faire naître le plus bel art vivant intégral : le théâtre.
Ce n'est pas ce qu'on fait sortir de soi dans la poésie des autres qui est important, mais le fait d'avoir enfin une oreille pour l'entendre.
La poésie peut plaire encore, mais le combat , lorsque la vie est l'enjeu, ne se livre qu'en prose.
N'est-il pas évident qu'une vie pieuse et l'austérité de la morale chrétienne s'accommodent mal avec la fréquentation habituelle du théâtre contemporain ?
Toute véritable oeuvre d'art doit exprimer un sentiment distinct.
Tout est sujet ; tout relève de l'art ; tout a droit de cité en poésie (...) le poète est libre.
Il faut que l'auteur dramatique sache mettre lui-même sa pièce en scène. Une pièce de théâtre ne peut être bien pensée, bien faite, bien dialoguée, bien répétée, bien jouée, que sous les auspices et par les soins d'un seul homme.
La poésie en dit long et c'est vite fait. La prose ne va pas très loin et prend du temps.
Car la poésie est l'étoile Qui mène à Dieu rois et pasteurs.
La poésie est l'héroïne de la philosophie. La philosophie élève la poésie au rang de principe. Elle nous apprend à connaître la valeur de la poésie. La philosophie est la théorie de la poésie. Elle nous montre ce qu'est la poésie, qu'elle est un et tout.
Nous avons contracté cette curieuse habitude de tenir pour médiocre tout artiste qui ne commence par choquer et par être suffisamment injurié ou moqué.
Une oeuvre qui ne convainc pas son auteur lui-même ne pourra toucher le lecteur.
Appelons poésie une création par l'image et le rêve.
Vous êtes né artiste ou vous ne l'êtes pas. Et vous restez un artiste, même si votre voix est moins un feu d'artifice. L'artiste est toujours là.
Un artiste doit se poser certaines questions, se soucier de ses contemporains