Seule la réalité est capable d'éveiller l'oeil, de l'arracher à son rêve solitaire, à sa vision, pour le contraindre à l'acte conscient de voir, au regard.
Lire, c'est oser le vertige. On peut lire, comme on s'incline, révérencieux, ébloui par la fulgurance d'un bel esprit. Aveuglement ! Qui ne me guide pas me perd ! Or, je veux seulement trouver mon chemin. Qu'on nous laisse donc un oeil ouvert !
Quand on vieillit, le regard intérieur se fait myope. On rêve moins. On devient plus avide et plus avare. On vieillit quand on commence à se retourner.
Elle repose avec un doux sourire sur les lèvres, et ses dernières pensées ont été un retour vers les jours heureux de jadis. Sa vie a pris fin dans un rêve paisible puisse son réveil dans l'autre monde être aussi agréable !
La solitude désole le coeur et contente l'esprit.
Je veux que ma petite fille me dise qui elle est afin que je puisse l'encourager et ne pas imposer mes désirs pour elle sur sa vie. Je veux qu'elle rêve grand et sache que si elle veut gagner, elle peut avoir n'importe quoi - et devenir n'importe quoi.
Sais-tu que la vie est le cauchemar de ceux qui la rêve ?
Le sportif rêve son rêve, le champion le vit.
Je suis tombé dans un gouffre. Je vis dans un monde si curieux, si étrange. Du rêve qui fut ma vie, ceci est mon cauchemar.
On ne peut donner aucune impression vivace d'une quelconque époque de son existence, ce qui en fait l'authenticité, la signification, l'essence subtile et pénétrante. C'est impossible.On vit comme l'on rêve - seul.
L'homme traverse des printemps successifs. Mais pour la femme, il est beau de ne traverser qu'un seul rêve et d'en mourir.
Il me manquera le partage, l'émotion, le regard troublé, le rire, ce quelque chose au ventre qui vous bouffe avec bonheur et cette larme dans le coin de votre oeil qui ne veut pas glisser sur votre joue.
La solitude n'est possible que très jeune, quand on a devant soi tous ses rêves, ou très vieux, avec derrière soi tous ses souvenirs.
Le chagrin, c'est comme le ver solitaire : le tout, c'est de le faire sortir.
Je suis une nature plutôt intime, qui préfère à tout autre plaisir la solitude à deux.
La solitude et le sentiment de n'être pas désiré sont les plus grandes pauvretés.
La solitude est la patrie des forts.
La douleur personnelle, privée et solitaire est plus terrifiante que ce que quelqu'un d'autre peut infliger.
Le système de l'amour du prochain est une chimère que nous devons au christianisme et non pas à la nature.
Nous sentons tous qu'il faut en finir avec cette société névrosée parce que privée de rêves. Il faut fonder un nouveau rêve ; c'est un besoin presque physique.
C'est autant par le rêve que par la raison que le monde parvient à exister.
J'ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente : si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors elle sort tout entière.
Dieu a créé le rêve pour indiquer la route au dormeur dont les yeux sont dans l'obscurité.
Ma solitude est son trésor.
L'âme est restée seule, seule avec Dieu. Le christianisme est l'inventeur de la solitude comme substance de l'âme.
Ce que je te suis te donne du doute?Ma vie est à toi, si tu la veux, toute.Et loin que je sois maître de tes voeux,C'est toi qui conduis mon rêve où tu veux.
Ma solitude me vide l'esprit, je n'ai plus de pensées.
Il n'est personne qui ait fait don spontanément d'une partie de sa propre liberté en vue du bien public ; cette chimère n'existe que dans les romans.
Tout ce qu'on rêve est fiction, tout ce qu'on accomplit est science, toute l'histoire de l'humanité n'est rien d'autre que de la science-fiction.
La vie est un rêve effrayant.
Ta solitude est une longue marche qui empreinte des chemins semés d'embûches, Et à force de piétiner quelques cailloux tu finis par trébucher sur le plus gros d'entre eux.Quand viendra la main tendue vers toi pour te relever et soigner tes blessures,Tu auras compris qu'elle te montrera par où se trouve ton âme soeur.