Dans l'échec, vous plongez dans une tristesse et un désarroi proches du chagrin d'amour et qui vous éloignent de toute générosité.
Ne faites rien avec colère ; affectez, toutefois, d'être irrité lorsqu'il est à propos.
Seigneur, apprenez-nous à ne plus nous aimer nous-mêmes, à ne plus nous contenter d'aimer les nôtres. Apprenez-nous à ne penser qu'aux autres et d'abord à aimer ceux qui ne sont pas aimés. Faites-nous mal avec la souffrance des autres. Seigneur, [...] â–º Lire la suite
On a tort de parler en amour de mauvais choix, puisque dès qu'il y a choix il ne peut être que mauvais.
Au cours d'une maladie, je constate que la peur et le dégoût de la souffrance me font crier presqu'autant que le fait la souffrance elle-même.
Les médias savent ce qui est vendeur : le conflit et la division. Simple et efficace. Trop souvent, la colère et le ressentiment l'emportent sur la réflexion. Nos émotions trompent notre vigilance. Un discours enflammé et moralisateur, même sans fondements, aura plus d'impact qu'une allocution réfléchie et argumentée.
Un peu de jalousie éveille un amour heureux qui s'endort.
Il faut surtout anéantir l'espérance dans le coeur de l'homme. Un désespoir paisible, sans convulsions de colère et sans reproches au ciel, est la sagesse même.
Le désir est le père de l'envie.
Rien n'imprime si vivement quelque chose à notre souvenance que le désir de l'oublier.
Entre un amour et le suivant, il faut par décence, passer par une période de quarantaine avec un troisième.
Il n'y a de grand amour qu'à l'ombre d'un grand rêve.
Au dernier homme avant de mourir je dirai : « j'ai aimé merveilleusement l'amour, l'amour merveilleux, le merveilleux amour ; j'ai du ramasser plein d'éclats de miroir, je meurs meurtrie, si tu te souviens de moi, garde mon silence pour toi... ».
Sans la curiosité de l'esprit, que serions-nous ? Telle est bien la beauté et la noblesse de la science : désir sans fin de repousser les frontières du savoir, de traquer les secrets de la matière et de la vie sans idée préconçue des conséquences éventuelles.
Un amour qui a passé par la jalousie est comme un joli visage qui a passé par la petite vérole : il est toujours un peu grêlé.
Le désir nous met au pied des femmes, mais, à son tour, le plaisir nous les soumet.
- Tu sais la différence entre le grand amour et le Père Noël ? - ... - Au pire on s'en moque, les deux n'existe pas.
Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus.
C'est un amour bien pauvre, celui que l'on peut calculer.
Ailleurs est une sphère infinie dont le centre est ici.
Il est des êtres qui se révèlent dans la souffrance si émouvants et si beaux, qu'on peut à peine regretter de les rendre malheureux.
Tout désir est commémoratif. Toute aimée est la réincarnation d'une défunte inassouvie.
Si votre amour part boiteux, ce sera dur d'arriver à l'équilibre !
Le désir est contagieux quand il est passionnel.
Un amour qui se meurt, c'est encore de l'amour rien de plus. Dans l'amour, la vie et la mort ne font plus qu'un.
La vraie générosité consiste à faire plaisir sans espérance de revanche.
La constance en amour est une inconstance perpétuelle.
Mots dorés en amour font tout.
Celui qui parvient à se représenter la souffrance des autres a déjà parcouru la première étape sur le difficile chemin de son devoir.
La renommée et la richesse ne peuvent garantir la sécurité. L'honnêteté et la générosité ne préservent pas de l'injustice.
Enfermé dans la souffrance, isolé dans le plaisir, solitaire dans la mort, l'homme est condamné, par sa condition même, à ne jamais satisfaire un désir de communication auquel il ne saurait renoncer.