Qui veut tuer doit viser aux oeillères, fouiller vers les creux de l'aine, par les pertuis d'aisance qui séparent les chausses du haubert.
Le présent de l'an 2000 est prégnant de l'avenir. La raison est plus que jamais nécessaire. Ne nous endormons pas. Gardons les yeux ouverts.
Il ne faut pas tenter les saints, à plus forte raison ceux qui ne le sont pas.
Qui écrit des lettres d'amour doit avoir les mains moites.
Après cinquante ans, l'homme ne doit user que très sobrement du coït et certains auteurs affirment que chaque rapport sexuel est une pelletée de terre qu'on se jette sur la tête.
Quand on doit tuer quelqu'un, ça ne coûte rien d'être poli.
Un bon manager doit toujours prendre le pouls de son entreprise pour éviter la crise cardiaque.
La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle se soumettre, ce serait cesser d'exister.
L'homme est le seul animal pour qui l'existence soit un problème qu'il doit résoudre et auquel il ne peut échapper.
La route de la vertu n'est pas toujours la plus sûre, et il y a des circonstances dans le monde où la complicité d'un crime est préférable à la délation.
La raison et la logique, c'est pour les temps ordinaires.
Si la femme est faite pour plaire et pour être subjuguée, elle doit se rendre agréable à l'homme au lieu de le provoquer ; sa violence à elle est dans ses charmes.
N'être pas écouté, ce n'est pas une raison pour se taire.
Le moment doit être immortalisé sinon il n'existe pas, sinon ils n'existent pas, ses garçons qui crient, ses filles qui dansent.
Un homme politique doit être capable de voir les deux faces d'un problème de manière à pouvoir le prendre de biais.
La fausse modestie est le chef-d'oeuvre de la vanité : montrant l'homme vain sous un jour si illusoire qu'il apparaît dans la réputation de la vertu tout à fait opposée au vice qui constitue son véritable caractère ; c'est un leurre.
Les politiques ne manquent pas d'alléguer la raison d'Etat pour autoriser tout ce qu'ils font sans raison.
Qui veut de belles choses doit veiller toute la nuit.
La disparition des supplices, c'est donc le spectacle qui s'efface ; mais c'est aussi la prise sur le corps qui se dénoue. Rush, en 1787 : « Je ne peux pas m'empêcher d'espérer que le temps n'est pas loin où [...] â–º Lire la suite
L'arbre de la liberté doit être rafraîchi de temps en temps avec le sang des patriotes et des tyrans.
Plus vous trouverez de raison dans un homme plus vous trouverez en lui de probité.
Ne dégaine pas une épée pour tuer un moustique.
Aucune femme ne résiste quand le mec de sa meilleure amie lui dit qu'il va très mal. Cela doit ranimer en elles le sens du devoir, l'infirmière dévouée, la Petite Soeur des Pauvres qui sommeille.
Une parole, avant de se couvrir de mots, doit séjourner, en mammifère douloureux, au fond d'un ventre : elle en acquiert le droit d'avoir un sens, d'avoir un son, d'avoir un sang.
Ma mission est de tuer le temps et la sienne de me tuer à son tour. On est tout à fait l'aise entre assassins.
Quelle horreur : vivre dans sa propre maison. Ce doit être encore plus dur que vivre dans sa propre peau.
On commence à fumer pour montrer qu'on est un homme. Vingt ou trente ans plus tard, c'est pour la même raison qu'on essaie de s'arrêter.
La foi d'un ennemi doit être un peu suspecte.
Si il n'y a pas d'émotion, si il n'y a pas de choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre une photo, c'est la photo qui nous prend.
Le bien perd. Le bien perd toujours car le bien doit jouer franc jeu. Le mal ne le fait pas.
La pureté, cette vertu qui met de la joie dans la douleur.