De toute boue, faire un ciment, un marbre, un ciel, un nuage et une joie et une épave.
Il y a une atmosphère fantastique en ce moment, une atmosphère que beaucoup de gens me disent n'avoir jamais vue auparavant.
Selon que vous serez fou ou sage, vous composerez les rêves de votre vieillesse des regrets de votre jeunesse ou des espérances de l'éternité !
La sagesse et la joie surviennent lorsque vous apprenez à exister maintenant plutôt que dans un passé ou un futur inexistant.
La seule atmosphère favorable au créateur est celle de la naissance de l'amour. Le mariage ou toute relation permanente avec une femme est la mort d'un grand artiste.
Quoiqu'un homme soit frêle, la joie le rend fort.
Dans l'état du triomphe on peut goûter une jouissance d'orgueil telle, qu'elle donne l'illusion du bonheur. Mais cette surexcitation passagère est loin de la vraie et pure joie qui nous monte, au coeur quand nous sommes seuls.
Un amour commence à exister quand chacun offre à l'autre le fond de ses pensées, les secrets les plus verrouillés. Sinon, ce n'est pas de l'amour, c'est de l'échange de peaux, de désir immédiat.
Un seul désir suffit pour peupler tout un monde.
Le désir est le grand ressort providentiel de l'activité ; tout désir est une illusion, mais les choses sont ainsi disposées qu'on ne voit l'inanité du désir qu'après qu'il est assouvi.
La mort nous égale tous ; c'est où nous attendons les gens heureux : elle rabat leur joie et leur orgueil, et console par là ceux qui ne sont pas fortunés.
Que de gens se consolent du malheur des autres par la joie de l'avoir prédit.
Les vrais amis sont ceux qui, lorsqu'on fait un fou de soi, ne croient pas que cette condition soit permanente.
L'amour n'est pas plus fort que ses maux et sa joie n'est pas plus belle que sa peine.
La gloire et l'honneur ne sont, je le sais, que fantômes ; le bonheur et la joie, un désir sans objet ; la vie, misère vaine, ne produit pas un fruit.
La joie réside dans le combat, dans la tentative, dans la souffrance impliquée, pas dans la victoire elle-même.
Il n'est pas de signe plus sûr de la joie que de ne faire qu'un avec la joie de vivre.
Nos désirs vont s'interférant et, dans la confusion de l'existence, il est rare qu'un bonheur vienne justement se poser sur le désir qui l'avait réclamé.
Beau comme un lys, et non seulement l'orgueil de la vie, mais le désir de ses yeux.
Travailler dans la joie délivre de la servitude.
La beauté c'est le miroir de la vie. Un condensé de ravissement en un reflet.
Nulle passion n'est plus forte dans le coeur de l'homme que le désir de faire partager sa foi.
Le rire, c'est comme le désir : on ne peut pas faire semblant de bander.
Dans la logique des signes comme dans celles des symboles, les objets ne sont plus du tout liés à une fonction ou à un besoin défini. Ils répondent soit à la logique sociale, soit à celle du désir auquel ils servent de champ mouvant.
Il sent du plaisir en lui-même... S'il veut de la dualité il l'a en lui-même... S'il cherche joie et satisfaction à l'extérieur, c'est en lui-même et il les trouve. Aussi est-il Seigneur et Maître de lui-même... et dans le monde entier il est à l'aise.
Le baiser frappe comme la foudre, l'amour passe comme un orage, puis la vie, de nouveau, se calme comme le ciel, et recommence ainsi qu'avant. Se souvient-on d'un nuage ?
Le désir est, à ce que je crois, un très petit personnage...
Le désir est inextinguible.
En vieillissant on devient plus fou et plus sage.
On ne plaint jamais ce qu'on n'a jamais eu ; et le regret ne vient point sinon après le plaisir, et est toujours, avec la connaissance du bien, le souvenir de la joie passée.
C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité de vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.