L'indulgence est la fontaine où le mépris va boire.
C'est ne pas mépriser assez certaines gens que de dire tout haut qu'on les méprise. Le silence seul est le souverain mépris.
La patience est l'art d'espérer.
Plus la patience est grande et plus belle est la vengeance.
L'homme a encore cette supériorité sur la machine qu'il sait se vendre lui-même.
Il n'est réplique si piquante que le mépris silencieux.
L'ironie et la pitié sont deux bonnes conseillères ; l'une, en souriant, nous rend la vie aimable ; l'autre, qui pleure, nous la rend sacrée.
La supériorité des occidentaux tient, en dernière analyse, au capitalisme, c'est-à-dire à la longue accumulation de l'épargne. C'est l'absence de capitaux qui rend les peuples sujets.
On est savant quand on boit bien ; Qui ne sait boire ne sait rien.
On gagne à être connu. On perd à être trop connu. Pourquoi mépriser le grand monde ? C'est l'aboutissement d'une marche ascensionnelle.
La marque d'une grande âme, est d'avoir pitié de son ennemi lorsqu'il est dans la misère.
Le mépris est une pilule qu'on peut avaler mais qu'on ne peut mâcher.
La pitié peut nous purger de l'hostilité et susciter des sentiments d'identification aux personnages, mais elle peut aussi être un réconfort réconfortant qui nous fait croire que nous avons compris, et qu'en faisant pitié, nous avons même fait quelque chose pour redresser un tort.
Pédagogie. Porter en soi et avec soi cette indulgence qui fait fleurir les pensées d'autrui.
Le mépris tourne vite à l'éloquence.
Les sots ont cette supériorité qu'ils n'ont pas peur d'être bêtes.
Rien n'est plus humiliant parfois que la pitié exprimée.
Tout pouvoir humain est un composé de patience et de temps. Les gens puissants veulent et veillent.
Je préférerais de loin manger des pâtes et boire du vin que d'être une taille 0.
Le premier irrespect qu'on doit à la culture, surtout à la télévision, c'est l'humour.
La jalousie est le plus grand de tous les maux, et celui qui fait le moins de pitié aux personnes qui le causent.
Le jambon fait boire Or, le boire désaltère Donc, le jambon désaltère.
Mes parents étaient jeunes et libéraux et savaient que j'allais boire de toute façon, alors ils m'ont laissé le faire à la maison.
La pitié du bourreau consiste à frapper d'un coup sûr.
Il ne faut pas trop taxer la patience des femmes sous prétexte qu'elles en ont beaucoup. Quand elles l'ont épuisée, les choses n'en vont que plus mal.
De fait, rien n'unit au sens supérieur les Américains, parce que rien ne leur est commun-si ce n'est, peut-être, un certain mépris vis-à-vis des nations européennes historiques dont ils ont choisi de faire sécession.
Le mépris philosophique de la vie n'est pas toujours une garantie du courage en face de la mort.
J'essaie de ne pas trop boire parce que quand je suis ivre, je mords.
C'est une générosité très française que celle que l'on fait sur le dos des autres.
La générosité n'est souvent que l'aspect intérieur que prennent nos sentiments égoïstes quand nous ne les avons pas encore nommés et classés.
L'avènement du cyberespace a eu pour principale conséquence d'abaisser le seuil de patience de l'humain postmoderne à un dixième de seconde.