Je désespère de recevoir jamais des plus excellentes productions du génie, le même degré de plaisir que me firent éprouver à cet âge des ouvrages que mon jugement regarde aujourd'hui comme frivoles et dignes de mépris.
Qu'est-ce qu'un livre ? Une suite de petits signes. Rien de plus. C'est au lecteur à tirer lui-même les formes, les couleurs et les sentiments auxquels ces signes correspondent.
Au jugement dernier, on te demandera : "Quels sont tes actes ?" et non : "Qu'est-ce que tu bois ?"
Toutes les personnes qui m'ont critiqué devraient manger leurs paroles.
Le jugement est un jugement, que vous soyez obèse ou trop maigre, ou pas assez athlétique.
Un imbécile nommé M..., que je n'y avais pas vu depuis longtemps, y était en toilette exacte et ganté hermétiquement. Il a l'air de se croire beau ou intéressant pour le sexe ; cela lui impose la tenue. Je ne [...] â–º Lire la suite
Le sexagénaire, s'il faut en croire le langage, serait-il enfin arrivé à l'âge du sexe ?
L'âge critique pour un homme ? Celui de sa femme...
Pour juger les autres, comment ne pas pénétrer d'abord en leur ineffable qui est souvent un incommunicable ?
J'ai un bon moyen pour juger mes employeurs : ils sont civilisés s'ils ont un chat sur le canapé et un petit ours sur le lit.
L'ironie n'est pas seulement une arme ingénieuse, elle est, à l'opposé du respect, qui est stérile, un exercice intellectuel, un entraînement critique à la lucidité.
Le sexe est le cerveau de l'instinct.
Quand vous délibérez, prenez dans le passé des exemples pour l'avenir : ce qui est déjà connu vous fera juger de ce que vous ne connaissez pas encore.
À bien des égards, la tâche du critique est aisée. Nous ne risquons pas grand-choses, et pourtant, nous jouissons d 'une position de supériorité par rapport à ceux qui se soumettent avec leur travail, à notre jugement. Nous nous épanouissons [...] â–º Lire la suite
La vie : chacun de nous en fait une expérience nouvelle, personnelle et toute expérience, dure ou douce, l'homme doit en tirer du bien.
Chacun de nous a un jour, plus ou moins triste, plus ou moins lointain, où il doit enfin accepter d'être un homme.
L'ennemi, c'est comme le sexe. Faut tirer dessus de temps en temps pour avoir la paix.
Tous les dirigeants de l'Église, en tout cas, étaient d'accord pour juger nécessaire d'empêcher la femme de nuire. Par conséquent de l'encadrer. En la mariant.
Je ne pense pas du tout que le sexe soit un moyen de communiquer ; paradoxalement, c'est le domaine où chacun vit les choses de la manière la moins partageable qui soit.
Le sexe féminin est un danger pour l'homme parce que cela lui échappe totalement.
L'ennui est une sorte de jugement d'avance.
La nouvelle critique : un sujet, un verbe, un compliment.
Un homme heureux c'est un adulte qui répond à ses promesses d'enfant.
Le mariage peut accepter et même parfois s'enrichir de ce qui, pour l'amour, est une souffrance qu'il tolère mal .
La mort. Cela ne s'apprend pas. On ne peut apprendre que ce qu'on peut répéter. La mort est un fait unique et un fait brut. A partir du moment où on ne croit pas à un au-delà ou à une réincarnation, il ne reste plus qu'à accepter le néant.
La liberté que nous assure ce désengagement critique (à tous les sens de ce mot) est donc sollicitude et ouverture sur la totalité.
Je suis arrivé à un âge où l'on ne compte plus sur ses projets.
Un acteur doit interpréter la vie et, pour ce faire, il doit être prêt à accepter toutes les expériences que la vie peut offrir.
La plupart des femmes ont toujours assez d'esprit pour se tirer d'une situation difficile. Mieux vaudrait qu'elles aient eu celui de l'éviter.
Tout âge à son poids.
C'est au goût seul à juger d'un ouvrage.