L'abrutissement est l'état le plus proche de l'innocence.
Insomnie. Singulier état où l'acuité des sens s'accroît, où les souvenirs s'accumulent jusqu'à devenir parfois intolérables, où le temps qui s'écoule pourtant au ralenti permet à la pensée de galoper follement.
Un état est d'autant plus fort qu'il peut conserver en lui ce qui vit et agit contre lui.
Quand le crime d'État se mêle au sacrilège, Le sang ni l'amitié n'ont plus de privilège.
Mon coeur est en repos quand il est auprès de toi, c'est son état naturel, et le seul qui lui plaise.
Voilà le miroir où la nature nous présente ce que l'avenir nous préserve après la mort. Y voit-on apparaître quelque image horrible, quelque sujet de deuil ? N'est-ce pas un état plus paisible que n'importe quel sommeil ?
Un supplice bien réussi justifie la justice, dans la mesure où il publie la vérité du crime dans le corps même du supplicié.
Nous ne vivons pas des temps ordinaires. La généralisation de la solitude est l'une des mutations les plus frappantes de l'époque. Je considère que les pouvoirs publics ont une responsabilité. Quand on fait le bilan des allocations, des aides de toute nature, on se rend compte qu'en réalité ils poussent les gens à vivre seuls.
Mettre à mort un meurtrier est une punition sans commune mesure avec le crime qu'il a commis.
Si le crime n'est nécessaire, il n'est point légitime.
Tout songe est un procès absolu de toute la réalité.
L'intention fait la culpabilité et le délit.
Le vrai bonheur est un état terne, et sans valeur. Quand nous le goûtons sciemment, il passe et meurt : le jeu des saisons.
Le crime n'est chez l'homme qu'une entreprise engagée de façon maladroite.
Un État qui doit d'abord faire vivre cinq millions de fonctionnaires et assimilés n'a plus guère les moyens de secourir les autres citoyens.
La guerre n'existerait pas, sans la littérature. Et il n'y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.
Lorsque les lois d'un état ont cru devoir souffrir plusieurs religions, il faut qu'elles les obligent à se tolérer entre elles.
Je ne vis pas pour être un esclave mais le souverain de mon existence.
Ecrire, et ne pas publier, est un état bien agréable.
Quel crime avons-nous fait pour mériter de naître ?
La grille d'intelligibilité qui a été posée par Freud à la névrose est celle de l'inceste. Inceste : crime des rois, crime du trop de pouvoir, crime d'Œdipe et de sa famille. C'est l'intelligibilité de la névrose. Après a suivi [...] â–º Lire la suite
Paraître ce que l'on est, c'est un crime ; paraître ce que l'on n'est point, c'est un succès.
Il y a une multiplicité de niveaux qui permettent de nier l'existence de la censure. La censure est comme une pyramide enfouie. Seule la pointe émerge du sable, et pour cause. Seule la pointe est publique - procès en diffamation, [...] â–º Lire la suite
Les ordres d'une mère sont sacrés ; c'est un crime que de vouloir s'y soustraire.
Le premier acte par lequel l'État se constituera réellement le représentant de toute la société, - la prise de possession des moyens de production au nom de la société, - sera en même temps son dernier acte en tant qu'État. [...] â–º Lire la suite
Naître est un crime qui se punit de la peine capitale : la vie.
Les aspirations de l'homme à la liberté doivent être maintenues en pouvoir de se recréer sans cesse ; c'est pourquoi elle doit être conçue non comme état mais comme force vivre entraînant une progression continuelle.
Chaque crime est un noyau atomique et les éléments récurrents ses électrons, oscillant autour de lui et dessinant une vérité subliminale.
L'histoire n'est rien d'autre que le lien aléatoire, complémentaire, concurrent et antagoniste, entre désordre et procès de complexification.
C'est une des superstitions de l'esprit humain d'avoir imaginé que la virginité pouvait être une vertu.
L'amour excuse tout dans un coeur enflammé, Et tout crime est léger dont l'auteur est aimé.