Le paradis, à n'en pas douter, n'est qu'une immense bibliothèque.
Il y a une âme de bonté dans les choses mauvaises, les hommes la distilleraient-ils avec observation.
Le grand tournant de l'histoire sera le moment où l'homme prendra conscience que le seul Dieu de l'homme est l'homme lui-même.
Qui dira le sentiment qu'on éprouve en entrant dans ces forêts aussi vieilles que le monde, et qui seules donnent une idée de la création, telle qu'elle sortit des mains de Dieu ?
Il est plus facile à l'imagination de se composer un enfer avec la douleur qu'un paradis avec le plaisir.
Il y a trop d'eau, trop de froid et pas assez de pétrole dans les pays froids et pas assez d'eau, trop de chaleur et plein de pétrole dans les pays chauds. A part ça, Dieu n'est pas alcoolique.
Certes Dieu n'a pas besoin de l'existence ; c'est bien plutôt l'existence qui a besoin de Dieu.
Quand Dieu m'a pardonné, je me suis dit que je ferais mieux de lui pardonner aussi.
Si je n'étais pas athée, je croirais en un Dieu qui choisirait de sauver les hommes en se fondant sur l'ensemble de leur existence, et non sur ce qu'ils ont pu dire, et comment.
La malchance est un oiseau déplaisant et il faut l'empêcher de se percher sur soi...
Quand Dieu couche les hommes sur le dos, alors ils regardent le ciel.
Est-ce qu'on peut arriver au Paradis une demi-heure avant que le diable sache qu'on est mort ?
Lorsque je n'existerai plus, Dieu dira : "Je fais un tas de choses, tout le monde les comprend. Il n'y a plus personne pour ne pas les comprendre".
Dieu n'est pas bon non plus. Il suffit de jeter un coup d'oeil sur le monde pour se rendre à l'évidence. C'est la contradiction entre cette évidence et le bon Dieu vanté par des propagandistes puérils qui multiplie les incroyants.
Paris impose à l'Europe attardée ses révolutions et ses modes ; Paris est le Panthéon des vivants, le temple où l'homme devient dieu pour un siècle ou pour une heure, le foyer brûlant qui éclaire et consume toute renommée.
Si, à ma mort, je m'aperçois que Dieu n'existe pas, je serai bien attrapé, mais je ne regretterai pas d'avoir passé ma vie à croire à l'amour.
Une bibliothèque est fondée sur le double-registre : "j'ai lu et aimé - je relirai", "j'ai appris - j'aurai besoin", "j'ai annoté et souligné - je profiterai du travail déjà fait".
Si Dieu accepte le sacrifice de ma vie, que ma mort soit pour la liberté de mon peuple.
Si l'homme était cent fois plus intelligent, cent fois meilleur, Dieu serait à l'instant même cent fois plus intelligent, cent fois meilleur que l'homme.
Le conservateur moderne est engagé dans l'un des plus anciens exercices humains de philosophie morale ; c'est-à-dire la recherche d'une justification morale supérieure à l'égoïsme.
Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito.
Rien n'est plus vide qu'une âme encombrée.
L'on ne peut servir ensemble et Dieu et le Diable.
L'art est une abstraction, c'est le moyen de monter vers Dieu en faisant comme notre divin Maître, créer.
Tout est détourné de son propre cours. Dieu soit loué, moi, en ces temps-là, j'acquis de mon maître l'envie d'apprendre et le sentiment du droit chemin, qu'on garde quand bien même la sente serait tortueuse.
Jouir de sa vie, c'est aussi glorifier Dieu et même tout autant que se sacrifier.
Contre la bêtise, Dieu lui-même est impuissant.
Les lois de la nature sont écrites par la main de Dieu dans le langage des mathématiques.
Si notre Dieu était celui des philosophes et des savants, même s'il se réfugiait au plus haut des cieux, notre misère l'en précipiterait.
Les pires des chrétiens sont les chrétiens de gauche. En plus du paradis au ciel, ils veulent le paradis sur terre.
Mon coeur est en repos, mon âme est en silence.